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Coup de gueule, coup de c'ur : avancez vers l'arrière ! Auto : les autres articles



Coup de gueule, coup de c'ur : avancez vers l'arrière ! Auto : les autres articles
L'objet du titre «Avancez vers l'arrière» est une invite à messieurs les responsables (santé, Transports et peut-être Intérieur ') de revenir à une opération qui n'aurait jamais dû cesser de se faire.En effet, dernièrement, j'ai rencontré un de mes anciens élèves et amis que j'avais perdu de vue depuis quelque temps. Aussi, ma première question a été la suivante :
Que se passe-t-il ' Où as-tu disparu '
- J'étais à l'hôpital !
- Qu'est-ce que tu avais '
- J'ai attrapé la tuberculose (rien que ça ! et au vingt-et-unième siècle ! chez nous !')
Eh oui ! Savez-vous pourquoi mon ami a «chopé» la tuberculose ' Eh bien, c'est à cause de son travail !
Question : que fait-il '
- Il est directeur d'une auto-école, et en même temps moniteur, c'est-à-dire qu'il dispense des cours de conduite à des candidats au permis de conduire et assure également le perfectionnement des gens titulaires du permis de conduire et qui n'ont jamais conduit de véhicule, ou qui appréhendent de le faire.
Mais qu'est-ce que cela a à voir avec la maladie ' A plus forte raison le bacille de Koch '
En effet, le fait de travailler dans un espace clos, (taxi, véhicules d'auto-école, autobus, etc.) qui voient défiler à longueur de journée de nombreuses personnes, expose souvent le conducteur ou le moniteur à être malheureusement contaminé par une personne malade qui pourrait soit éternuer ou tousser. La contamination ne touche pas seulement le conducteur, cela pourrait aussi toucher également les passagers. Imaginez aussi les bébés dans toute leur fragilité.
Et c'est pour cela que, par le passé, les opérations de désinfection des véhicules de transport public de personnes se faisaient régulièrement, soit une fois par semaine.
Ces opérations étaient assurées par les services d'hygiène des communes (APC)
Et aujourd'hui que nous approchons des fêtes de l'Aïd El Adha, savez-vous que les camions transportant le bétail étaient également soumis à la désinfection après chaque voyage ' Alors, avec cette fête et ces camions qui envahissent la capitale et les grandes villes avec leur cheptel, ces véhicules sont malheureusement des vecteurs de maladies de toutes sortes.
La désinfection avait pour but d'éviter les maladies, beaucoup plus dans l'intérêt du transporteur lui-même, confronté plus que toute autre personne à des risques de contagion, tel le chauffeur de taxi qui est appelé à transporter, à longueur de journée, des personnes de toutes les catégories. De nos jours, cette profession n'a de taxi que le nom, puisque même le transport par taxi a été clochardisé.
Il y a de cela quelques années, la ville d'Annaba effectuait cette opération de désinfection qui a été progressivement abandonnée. Idem pour celle de Mostaganem. Il ne reste que la ville des ponts suspendus, Constantine qui maintient cette habitude mais fait face à un manque terrible de produit.
L'actuel ministre des Transports avait appelé, lors de la journée d'étude, à redonner de la considération au métier de chauffeur de taxi. Il faudrait, de notre avis, commencer par donner de la considération aux clients qui sont transportés parfois comme du cheptel.
Le constat actuel est qu'il s'agit de milliers de personnes qui transitent quotidiennement par les stations de transport en commun. Et là, le constat est irrévocable : les moyens de transport sont extrêmement sales et pas entretenus du tout. Des bus qui sont pour la plupart à réformer sont malheureusement toujours en service, au grand dam des usagers.
Vitres cassées ou coincées à l'aide de tournevis, sur lesquels on a appliqué du plastique transparent, portières qui ferment mal et bricolées par divers moyens de fortune. Certains bus circulent carrément avec le plancher perforé, où il est possible de voir le bitume défiler. Quant au personnel, certains receveurs se permettent de se vêtir de tricot de peau, bermuda et claquettes au vu et au su des forces de l'ordre et du service de contrôle de la direction des transports. Alors, avant de parler de considération pour les chauffeurs de taxi, il faut commencer par assainir le secteur et le vider des «parasites» et des pseudo transporteurs qui le gangrènent. A bon entendeur !
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