
Les responsables du secteur ont dégagé une feuille de route qui s'articule essentiellement sur deux points : réaliser une étude spécialisée pour définir les espèces de poissons qui s'acclimatent le mieux à l'écosystème de Beni Haroun et recourir au partenariat avec des pays connus pour leur maîtrise du créneau de la pêche traditionnelle et continentale.Devant la chute des ressources halieutiques au lac de Beni Haroun à Mila, de nombreuses possibilités sont envisagées pour préserver l'activité de la pêche continentale, sérieusement menacée.Les responsables du secteur ont dégagé une feuille de route qui s'articule essentiellement sur deux points : réaliser une étude spécialisée pour définir les espèces de poissons qui s'acclimatent le mieux à l'écosystème de Beni Haroun et recourir au partenariat avec des pays connus pour leur maîtrise du créneau de la pêche traditionnelle et continentale. Selon le directeur de l'ANBT à Mila, "le barrage de Beni Haroun est en passe de conclure un partenariat avec des Tunisiens pour développer l'activité de la pêche continentale". Ce responsable précise que les établissements tunisiens concernés "possèdent la technique et peuvent, de ce fait, apporter un plus à l'activité à Beni Haroun". Par ailleurs, la direction de l'ouvrage hydraulique a lancé une étude spécialisée, conduite par l'Institut national d'aquaculture, en vue de définir les espèces de poissons d'eau douce qui s'adaptent le mieux à l'écosystème du plus grand plan d'eau du pays. L'étude a touché la faune, la flore, la qualité de l'eau et le microclimat du lac. "Sur la base des conclusions de l'étude et des propositions qui nous seront faites par l'IN d'aquaculture, on ensemencera le lac d'espèces plus adaptées." L'ANBT, qui ambitionne de pérenniser l'activité, envisage de développer, en parallèle, une gamme d'activités sportives, touristiques et de plaisir sur le pourtour du lac, a-t-on souligné. Signalons que les ressources lacustres du plan d'eau de Beni Haroun se réduisent comme une peau de chagrin pour de nombreux facteurs, dont l'inadaptation de certaines espèces de poissons et la stérilité de certaines autres, comme la carpe à grande bouche qui "ne se reproduit pas faute de géniteurs". Cette situation commence à se répercuter sur la corporation des pêcheurs accrédités par l'antenne de pêche de la wilaya. "Des quinze petites entreprises de pêches, il n'en reste plus que trois. Les douze autres ont quitté la profession en raison de la chute des ressources halieutique dans le lac", expliquera la chargée du contentieux à l'ANBT.K.B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Bouabdellah
Source : www.liberte-algerie.com