Vingt-huit harraga interceptés
Hier à l’aube, les garde-côtes de Béni-Saf ont déjoué, au large des îles Habibas, une tentative d’émigration clandestine vers les côtes espagnoles d’un groupe de 11 harraga et deux autres tentatives ont été avortées le même jour par les garde-côtes de Ghazaouet qui ont intercepté deux barques transportant 7 et 11 personnes.
C’est devenu traditionnel sur la côte Ouest du pays. Dès l’arrivée du beau temps avec la période estivale, le phénomène de la hedda reprend de plus belle. Pourtant, les services concernés par la bataille contre l’émigration clandestine, à leur tête les garde-côtes, ne baissent pas les bras.Ainsi, vers 5 heures du matin, hier au large des îles Habibas, ce sont les garde-côtes de Béni-Saf qui ont déjoué une tentative de départ vers les côtes espagnoles d’un groupe de 11 harraga, entassés comme des sardines dans une barque. Selon notre source d’information, ils seraient partis des environs de Madagh, tôt dimanche matin. Mal leur en a pris cependant car les garde-côtes, sur le qui-vive toute la nuit, les ont interceptés à 3 milles au large, cap sur la péninsule ibérique.
Les 11 jeunes étaient entassés à bord d’une embarcation appelée « Rezkallah « et immatriculée « AT 290 «. Elle a été, semble-t-il, achetée pour entreprendre la folle traversée de la Méditerranée. L’on nous a confirmé également que, le même jour, deux autres opérations similaires ont été avortées par les garde-côtes de Ghazaouet qui ont intercepté deux barques transportant respectivement 7 et 11 personnes en partance pour l’Espagne. Le groupe des 11 individus qui voyageaient dans la même embarcation est, selon une information de dernière minute, d’origine marocaine. Une alliance entre harraga des deux pays ? la question reste posée.
Toutes ces personnes seront, certes, déférées devant la justice, mais, dira un responsable, « ce problème prend de plus en plus d’ampleur; comment donc le freiner? « Il apparaît que nos jeunes chômeurs, ou non, optent pour le jusqu’au-boutisme malgré tous les risques qu’ils encourent et qu’ils ne mesurent certainement pas au départ. Car, comment comprendre qu’avec les patrouilles permanentes en mer et sur terre des garde-côtes, gendarmes et policiers, et de la surveillance tout aussi permanente des plages, criques et autres, par la garde communale, l’on entreprend de telles aventures au but incertain. Avec en prime, une fois arrivé là-bas, une mesure d’expulsion vers le «bled».
Madani Med
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com