Ouverture prochaine d’une classe pour trisomiquesUne classe pour enfants trisomiques verra le jour cette année, rapporte le président de l’Association Ikraa. Selon ce responsable, cette classe qui ouvrira sa porte en ce début du mois de septembre, sera une classe pilote qui accueillera une douzaine d’élèves, tous âgés entre 6 et 8 ans, précisant toutefois qu’une classe analogue a été ouverte l’année passée au niveau du centre de Misserghine pour inadaptés mentaux. La différence réside dans le fait que cette fois-ci, la prise en charge d’alphabétisation ne touchera que ces enfants trisomiques. Notre but est de donner une chance à ces enfants en leur offrant ainsi la possibilité d’avoir leur place dans la société. La prise en charge de ces enfants sera faite par des spécialistes, c’est pour cette raison que nous avons opté pour deux enseignantes qui encadreront ce petit monde. Il s’agit d’une enseignante en pédagogie appliquée et d’une psychologue clinicienne. Quant au programme, il sera élaboré en fonction de l’assimilation de l’enfant. Il faut tout d’abord apprendre à ces élèves à bien se tenir, chose qui n’est pas très facile. Par la suite, il nous importe de les intéresser au programme tracé à cet effet en mettant en place un moyen pour capter leur seuil d’assimilation. C’est cet encadrement qui permettra aux personnes spécialisées de leur dispenser les cours. C’est pour cette raison, expliquera ce même responsable, que nous parlons de classe pilote expérimentale. Et des conséquences de cette dernière, nous envisagerons d’élargir notre plan de travail. Pour ce qui est du local, nous avons eu deux accords de principe dont le premier émane du DAS qui nous a promis une salle au niveau de l’USTO, une fois les travaux achevés. Sinon, l’office d’alphabétisation nous a donné son accord de principe pour une prise en charge. Dans les deux cas, nous sommes prêts à démarrer en ce début d’année scolaire. Pour ce qui est du nombre d’élèves, ce responsable dira : «Nous avons déjà 65 dossiers d’inscription. Mais, comme on démarre à titre expérimental, nous avons pris juste douze enfants. Quant aux autres, ils ne seront pas exclus mais une fois que le projet démarre, on espère qu’on aura une place pour chacun d’entre eux». D’un autre côté, dira ce même responsable, nous oeuvrons aussi pour l’alphabétisation des détenues du centre pour femmes de Gdyel et celui de réinsertion des mineurs. Les résultats que nous avons obtenus cette année sont plus que satisfaisants. A titre d’exemple, le pénitencier pour femmes de Gdyel a réussi un taux d’alphabétisation de 100% cette année, contre 83% l’année passée.
H.Y.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com