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Trois algériens passent avec succès Examen de classification des athlètes



Trois algériens passent avec succès                                    Examen de classification des athlètes
Les athlètes algériens Mouloud Noura (judo/B3), Baka Abdellatif (T13) et Nasser Djamil (12) pour l'athlétisme peuvent prendre part aux compétitions des 15e Jeux Paralympiques de Londres (29 août-9 septembre 2012), après avoir passé avec succès l'examen de classification. Lors de la traditionnelle séance de classification, l'athlète Nasser Djamil, classé en T12, a été déclassé pour se retrouver en T13, mais pourra tout de même concourir. «Le niveau technique des athlètes classés chez les T12 et T13 est pratiquement similaire, donc il n'y a pas de soucis», a déclaré le directeur technique national (DTN), M. Mouloud Debiane. Pour Beka (T13) : «C'est la première fois dans l'histoire de notre participation aux Jeux Paralympiques que tous nos athlètes sont confirmés dans leurs classes et surtout, n'ont pas été disqualifiés. Cela prouve qu'on a tiré les enseignements des expériences précédentes et on s'est préparé pour de telles circonstances», a indiqué le DTN, tout heureux, ajoutant, «maintenant, on peut parler de performances et de médailles». Le judoka Noura, champion paralympique en titre, a été contrôlé à trois reprises en deux jours, par la commission de classification de la Fédération internationale des handicapés visuels (Ibsa). Après le second contrôle, Noura a été confirmé dans sa classe initiale (B3). Après trois heures et plusieurs autres examens d'ophtalmologie (examen électrophysiologie) effectués sur l'athlète, la commission de classification confirme une lésion dans le champ de vision du judoka algérien qui a été maintenu chez les B3. Il pourra donc défendre son titre, le 30 août contre les adversaires que le tirage du 28 août lui désignera. Les athlètes du handisport (amputés, en fauteuil, mal-voyants, ou infirmes moteur-cérébraux), qui participent aux Jeux Paralympiques, sont classés selon le degré de leur handicap et son incidence sur la pratique du sport. Cette classification pointilleuse, établie par souci d'équité en compétitions, explique le grand nombre d'épreuves dans les 20 disciplines au programme du rendez-vous de Londres. Dans le mouvement paralympique, la classification se fait par une lettre et un chiffre. Par exemple, pour les athlètes non-voyants, on distingue les catégories T11 ou B1 (aucune perception de la lumière), T12 ou B2 (l'athlète peut reconnaître la forme d'une main), et T13 ou B3 (son champ visuel est plus large que dans les deux catégories précédentes). Il existe ainsi des épreuves de 100 m T11 et T12, les 800 m T12, etc. Et des B1, B2 et B3 en judo, etc. De la même façon, F42 désigne un athlète amputé au dessus d'un ou deux genoux, ou amputé à la fois d'un bras et d'une jambe. Plus le chiffre augmente (jusqu'à F58) et moins le handicap est important. Selon le même principe, le handicap des basketteurs en fauteuil roulant est évalué de 1 à 4,5. Les cinq joueurs sur le terrain ne peuvent pas cumuler plus de 14 points. En tennis de table, un exemple parmi tant d'autres, les joueurs sont classés en dix catégories, selon leur dextérité et leur degré de motricité. Dans les différentes disciplines, mais surtout en sport individuel, un athlète peut être déclassé de sa classe, tout en restant éligible à la compétition (peut concourir dans sa nouvelle classe), mais il peut être également déclassé et exclu de la compétition voire des jeux quand il s'agit des Jeux Paralympiques et autres.
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