Mila - Revue de Presse

Tentatives fatales de migrants pour rejoindre l’Eldorado



38 morts aux portes de l’Europe au mois de juin Parmi les migrants, l’hécatombe continue et n’a pas l’air de prendre fin. Ainsi, 38 migrants sont morts aux portes de l’Europe, dans la dernière décade du mois de juin, lors de 5 naufrages survenus au large de Malte et en mer Egée. Parmi eux, 4 enfants. Pour rappel, depuis 1994, au moins 39 mineurs sont morts aux confins des pays européens, sur un total de 5.939 morts recensés. Pour atteindre leur but, beaucoup s’embarquent avec leur progéniture, dans des embarcations de fortune. De temps à autre, la traversée se passe sans trop de séquelles, comme cela a été le cas pour Mme Faduma Omar Jamec, qui a accouché, le 26 juin, dans un bateau libyen tombé en panne au large de Malte. Les 25 émigrants somaliens qui l’accompagnaient ont été secourus par les forces armées de La Valette alors qu’elle-même et son nouveau-né ont été pris en charge. La frange la plus touchée est certainement la plus jeune. En effet, le 7 juin, une embarcation, avec à son bord 22 Somaliens, partie de Turquie, a coulé au large de l’île hellénique de Samos. En dépit de l’arrivée immédiate des garde-côtes, il était déjà trop tard pour un enfant de 5 ans qui mourut noyé. 20 jours plus tard, une tragédie similaire se produit dans ces mêmes eaux. Les recherches aboutirent à la découverte d’un corps sans vie. Les 4 autres ont été retrouvés un peu plus tard. Parmi les victimes, on compte 4 enfants. Cette tragédie ne date pas d’hier puisqu’en 1994 déjà, les médias ont recensé la mort d’au moins 39 mineurs. L’accident le plus atroce remonte au 31 mai 2002, jour où 9 enfants ont été découverts morts de froid dans une montagne des confins turco-iraniens. A Tanger, il y a un an, 6 enfants ont perdu la vie lors d’un naufrage. Auparavant, les eaux du Détroit de Gibraltar avaient fait, le 19 avril 2005, une petite victime. Trois ans plus tôt, soit le 5 décembre 2002, les dépouilles de 2 enfants furent découvertes dans le train d’atterrissage d’un avion en provenance du Ghana qui venait d’atterrir à Londres. En Italie, octobre et décembre 1994, avril et mai 1999 et juillet 2000 sont des mois à marquer au noir puisqu’ils coïncident avec la mort de 10 autres enfants le long des côtes des Pouilles. 3 enfants sont décédés également à Lampedusa (octobre 2003), en Sicile. En mer Egée, 3 autres enfants perdirent la vie lors d’un naufrage le 16 octobre 2002 alors qu’un autre périt noyé en Croatie le 20 mai 2002, à la frontière avec la Bosnie. Selon des recoupements, depuis 1988, on sait que le long des frontières européennes, ce sont 5.939 personnes qui sont mortes, dont 2.375 disparues. D’autre part, dans le canal de Sicile, les morts s’élèvent à 1.708. En mer Egée, 404 hommes ont perdu la vie. En direction de l’Espagne, 2.200 personnes sont mortes noyées. A cette liste, il faut ajouter les 16 morts tombés sous les balles des polices espagnole et marocaine près de Ceuta et Melilla. Par ailleurs, cachés dans des camions et containers chargés sur des navires marchands, 257 personnes sont mortes alors que 19 autres ont trépassé alors qu’elles étaient cachées dans des trains de la Manche. Les migrants sont également victimes des mines le long de la frontière gréco-turque, qui en ont tué 77. Ailleurs, c’est la déshydratation qui s’en occupe. Ainsi, au moins 133 personnes sont mortes en s’aventurant dans le Sahara. D’après d’autres recoupements, 33 autres sont mortes d’hypothermie en Turquie, Grèce, Italie et Slovaquie. Et l’hécatombe continue.
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