Mila - Revue de Presse

Crimes, viols et tortures commis par les soldats américains



Washington en position difficile L’inculpation d’un soldat américain pour viol et meurtres place Washington en difficulté face à la multiplication des accusations d’exactions portées contre son armée en Irak. Steven Green, un ancien soldat américain de 21 ans qui a violé une Irakienne et l’a tuée ainsi que trois membres de sa famille en mars passé, a été inculpé de viol et meurtres. «Nous allons mener une enquête approfondie sur ces accusations. Nous enquêtons sur tout ce qui peut arriver dans ce domaine», a déclaré mardi le général Peter Pace, le chef d’état-major interarmées. La nouvelle de l’arrestation et de l’inculpation de Green s’étalait à la Une de la presse américaine mardi, journée de la Fête de l’indépendance des Etats-Unis qui voit les Américains célébrer les valeurs de justice et de démocratie inscrites dans leur Constitution. Les accusations de viol portées contre Green ne sont pas les premières à venir ébranler l’armée américaine. Les photos des sévices infligés à des Irakiens dans la prison d’Abou Ghraib sont encore dans toutes les mémoires et l’armée américaine vient d’achever une enquête sur le massacre présumé de civils irakiens par des Marines à Haditha, en novembre 2005. Ses conclusions n’ont pas encore été rendues publiques. Un criminel à juger en Irak Le général Pace a déclaré qu’»Il est inacceptable que quelqu’un puisse faire ce de quoi ces gens sont accusés. S’ils l’ont effectivement fait, on s’occupera d’eux et la vaste majorité des hommes et des femmes qui sont dans l’armée pourront être fiers de servir leur patrie». En vertu du «Military extraterritorial jurisdiction act», un soldat américain soupçonné de crimes à l’étranger peut être poursuivi devant la justice civile comme si les crimes avaient été commis aux Etats-Unis. Si Green est reconnu coupable, il risque la peine de mort pour les meurtres et la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol. Certaines voix s’élèvent pour demander à ce qu’il soit jugé en Irak où les faits se sont déroulés. Des gradés italiens et américains arrêtés Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement d’un imam égyptien à Milan en février 2003. Cet homme, Abou Omar, affirme avoir été transféré en Egypte, puis torturé. Parmi les personnes arrêtées figurent l’un des directeurs de l’agence de renseignement militaire italienne. Maîtresse d’œuvre présumée de cet enlèvement, la CIA, dont 22 agents sont toujours recherchés. Ils font l’objet d’un mandat d’arrêt européen du parquet de Milan.
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