Mila - A la une

SAMIRA HADJDJILANI, PRODUCTRICE :



«Si j'ai tenu à rencontrer la presse, c'est bien pour dénoncer l'ostracisme du ministère de la Culture à mon égard. Je veux faire savoir ce que je continue de subir comme injustice et harcèlement moral de la part d'une ministre animée d'un esprit revanchard et haineux.»
Ce sont là les propos de Mme Samira Hadjdjilani, productrice en audiovisuel et qui, visiblement, en avait gros sur le cœur. La représentante de la société Er-Prod a laissé éclater sa colère lors de la conférence de presse qu'elle a animée ce lundi 28 mai au siège de la maison de la presse Tahar-Djaout. Tout en exprimant son ras-le-bol et sa révolte, elle affirme assumer les accusations portées à l'encontre de Khalida Toumi. L'élément déclenchant qui a provoqué la colère de la présidente du syndicat des producteurs semble être la liste des premiers projets de films retenus par la commission de lecture, au niveau du ministère de la Culture et que celui-ci vient juste de diffuser. Elle dit s'être pourtant attendue à ce genre de micmacs : «J'ai évidemment pris connaissance de cette liste et je n'ai nullement été étonnée ni choquée. Cela confirme la marginalisation des meilleurs cadres et des vrais professionnels du secteur. Cette ministre-là continue de semer la zizanie, et moi je dis basta à pareils agissements !» Pour illustrer son propos, elle cite en exemple son projet de film sur Larbi Ben-M'hidi, déjà déposé depuis 2009 : «Je suis la première à avoir soumis un projet sur Larbi Ben- M'hidi. J'ai même passé une année à écrire le scénario avec la famille du héros de la Révolution. Et maintenant, je vois qu'ils ont opté pour un projet similaire tout en rejetant le mien.» Et la productrice de se dire en droit de remettre en cause cette commission, tout en interpellant le président de la République en personne. «J'ai décidé d'interpeller le président de la République, car j'en ai assez de la hogra», s'insurge-t-elle. Samira Hadjdjilani invite les plus hautes autorités du pays à faire toute la lumière sur les nombreux projets qu'elle avait déposés au ministère de la Culture depuis une dizaine d'années, hélas restés sans réponse. Elle signale, amère : «Ils m'ont rendu tous mes projets de radio, télévision... Pourtant, la réécriture de l'Histoire par l'image et le son est un acte patriotique et je n'ai rien à prouver dans le domaine. Les documentaires sur l'histoire de l'Algérie, le feuilleton sur le chahid Aïssat Idir entre autres, l'attestent.» Pour elle, se pose surtout un grave problème de communication et de transparence. Une commission d'enquête devrait être instituée, la célébration du cinquantenaire de l'indépendance et les projets audiovisuels y afférents étant entourés d'un flou artistique qui profite à certaines gens. «Ces gens-là, ajoute-telle, voient leurs projets— qui se chiffrent en dizaines de milliards — agréés, pendant que les vrais professionnels sont exclus.» Selon Samira Hadjdjilani, elle est devenue une pestiférée depuis qu'elle a quitté le ministère de la Culture où elle exerçait comme cadre supérieur. Précisément, à cause d'une histoire de harcèlement sexuel dont s'était rendu coupable le secrétaire général sur deux femmes qu'elle avait défendues : «Depuis, tous mes projets ont été rejetés et la même ministre continue de me harceler jusqu'à attenter à ma vie privée. Les cadres du ministère ont peur de me parler.» Entreprendre une action commune avec les autres producteurs ' Négatif, répond-elle : «Je refuse de travailler avec les khobzistes.»


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