
Officiellement achevé le 31 mars écoulé, le Programme d'appui au secteur de l'emploi en Algérie (PASEA) lancé en 2012 dans le cadre de la coopération entre l'Algérie et l'Union européenne a, selon ses concepteurs, atteint des objectifs parmi ceux qui lui ont été assignés.Il s'agit notamment de la dotation de l'Agence nationale de l'emploi (Anem) d'un système d'information «performant» et la formation de 4 200 cadres de cette agence. Doté d'une enveloppe financière de 15,34 millions d'euros dont 14,1 millions d'euros en charge de l'Union européenne, le PASEA, aurait également permis la poursuite de la modernisation du secteur de l'emploi et la création de la nomenclature algérienne des métiers et des emplois (Name). Ce qui justifierait la satisfaction exprimée le mois de mai dernier par le chef de la délégation de l'Union européenne en Algérie, Marek Skolil. Sur sa lancée, le responsable européen a annoncé courant 2016, la mise en route en Algérie d'un nouveau programme sur la base de dispositions similaires à celles du PASEA. Il porte sur l'adéquation de l'emploi et de la formation. Soutenu à la veille du démarrage par une médiatisation outrancière, une participation de représentants de nombreux acteurs de la société civile et des séminaires de sensibilisation et d'information au quatre coins du pays, le PASEA a rapidement atteint la vitesse de croisière. Les lettres d'informations sur ses activités «Actions emploi» émises semestriellement étaient qualifiées de fil conducteur des actions entreprises. Dans le lot, il y a la formation de 7% des effectifs de l'Anem, le développement du système d'information Wassit dans les 183 agences Anem et la présentation de la maquette du futur intranet de l'Anem. On a même fait état de difficultés techniques importantes dans la mise en place de la liaison internet entre les agences et le siège. Pour couronner le tout, on révèle qu'en collaboration avec l'Anem et le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, un expert européen a élaboré une offre de service destinée à accompagner les Algériens intéressés par une expérience professionnelle internationale, dans le cadre des accords internationaux. Dans un souci de transparence, il est fait état de la visite d'une délégation européenne sur le site de formation d'Annaba et de l'acquisition des matériels dans le cadre du PASEA ainsi que sa mise à la disposition de l'Anem. Ce qu'on ne dit pas, par contre, est si ce financement et le déplacement des représentants de l'UE et de ses experts répondent à d'autres desseins que ceux clairement exprimés allant dans le sens du développement du secteur de l'emploi. Notamment celui correspondant au profil des jeunes à la recherche d'un poste de travail conforme à leurs aspirations intellectuelles ou professionnelles. Selon de nombreux économistes algériens, mieux appréhendé par les décideurs algériens et quelles que soient ses failles, le PASEA pourrait servir de tremplin à une réflexion pour la mise en place d'un nouveau modèle de développement de l'emploi et de la formation.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com