Mila - A la une

Plusieurs marches organisées hier à Béjaïa



Pour la deuxième journée de mobilisation contre le scrutin présidentiel de jeudi prochain, les Béjaouis étaient au rendez-vous hier, en maintenant la grève générale, suivie dans tous les secteurs d'activité, publics et privés, et par quasiment tous les commerçants et les fonctions libérales, hormis bien sûr les pharmacies, qui ont travaillé normalement.Plusieurs villes de la wilaya de Béjaïa ont continué à être le théâtre de manifestations de rue en signe de rejet de l'élection présidentielle du 12 décembre, qui ne vise qu'à reconduire le système et à prolonger le 5e mandat que le peuple algérien a invalidé le 22 février et par les 42 marches du vendredi, organisées depuis.
Contrairement aux marches d'avant-hier, organisées sous une pluie battante, celles-ci se sont déroulées dans de meilleures conditions climatiques et sous surveillance policière : un hélicoptère n'a pas cessé de survoler la région et de filmer ces marches, notamment celle du chef-lieu de wilaya.
Effectivement, que ce soit dans la ville de Béjaïa ou dans d'autres communes du Sahel et de la vallée de la Soummam notamment, ce sont des milliers de personnes qui sont sorties dans la rue pour réaffirmer leur rejet de l'élection du 12 décembre et exiger de nouveau la libération des détenus d'opinion.
Au chef-lieu de wilaya, ce sont des milliers de manifestants qui ont pris part, hier, à la marche organisée à l'appel des animateurs du Pacte de l'alternative démocratique (PAD) de Béjaïa, en scandant les habituels slogans des vendredis et mardis, tels que "Makanch intikhabat mâa l'îssabat" (Pas de vote avec le gang), "Ulac l'vot, ulac", "Etat civil et non pas militaire", "Wallah ma n'voti" et "H'na ouled Amirouche, marche arrière manwellouch" (Nous, enfants d'Amirouche, nous ne reculerons pas)?
Par ailleurs, des manifestations similaires ont été organisées, hier, dans les villes de Kherrata, d'Akbou et de Timezrit, où des milliers de citoyens ont réitéré leur rejet de la mascarade électorale du 12 décembre, tout en réclamant la libération de l'ensemble des détenus d'opinion.

M. OUYOUGOUTE
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)