Mila - Revue de Presse

Nouveau massacre alors que Kirkouk pleure ses morts



Une trentaine de morts Une trentaine de villageois ont été tués en Irak dans un nouveau massacre au lendemain d’un attentat particulièrement meurtrier qui a fait plus de 80 morts dans le nord du pays, ont déclaré hier les autorités. Les violences quotidiennes se sont aussi poursuivies à Baghdad où deux attentats ont fait 11 morts, hier, dont l’un près de l’ambassade d’Iran, malgré un plan de sécurisation de la capitale lancé il y a plus de cinq mois. Un développement positif est intervenu sur le plan politique avec la levée du boycottage du parlement par les députés du dirigeant radical chiite Moqtada Sadr au moment où l’assemblée va examiner un important projet sur la répartition des revenus pétroliers. Dans la nuit de lundi à mardi, des hommes portant des uniformes de l’armée irakienne ont abattu 29 hommes, femmes et enfants du village de Duwailiyah, dans la province de Diyala, au nord-est de la capitale, a dit un porte-parole militaire irakien, le colonel Raghib Radhi Al-Omairi. Il a qualifié l’opération de «terroriste». La province, la plus dangereuse d’Irak après Baghdad, avait connu un massacre similaire en mai et est l’objet d’une opération militaire qui a déplacé les violences hors de la capitale régionale, Baâkouba. Mardi, l’armée américaine a annoncé le lancement d’une nouvelle offensive en province, dans l’ouest de l’Irak. Plus de 9.000 soldats américains et irakiens veulent «neutraliser toute tentative par des forces anti-irakiennes de rétablir une présence dans les principales régions le long de la vallée de l’Euphrate», dans la province d’Anbar. A Baghdad, au moins sept personnes ont été tuées et huit autres blessées hier dans un attentat suicide à la voiture piégée contre une patrouille de l’armée irakienne, selon une source médicale. Peu auparavant, une voiture piégée avait fait quatre morts et deux blessés sur un parking proche de l’ambassade d’Iran, selon un porte-parole militaire pour Baghdad, le général Qassim Atta. Ces nouvelles violences sont survenues alors que les habitants de Kirkouk, dans le nord, se préparaient à enterrer les victimes de l’attentat qui a fait 84 morts et 185 blessés avant-hier, selon un bilan revu à la hausse. Hier, la plupart des magasins étaient fermés et la police avait mis en place de nombreux barrages. Des dizaines d’hommes se rendaient à la morgue pour récupérer des cadavres. Selon des habitants, cet attentat, le plus meurtrier qui se soit produit à Kirkouk, va accentuer les tensions déjà existantes entre communautés. Les leaders kurdes aimeraient voir leur ville rejoindre la région autonome du Kurdistan, alors que les Arabes et les Turcomans y sont farouchement opposés. Ces explosions «ont pour but d’inciter la population de Kirkouk à la violence interconfessionnelle», estime un dignitaire religieux, cheikh Ismail al-Hadidi.
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