Mila - Revue de Presse

La nouvelle vague du cinéma roumain



Cristian Mungiu, une figure emblématique Pour la première fois, un film roumain a décroché la Palme d’or du festival de Cannes. Elle a été attribuée, dimanche 27 mai 2007, au réalisateur Cristian Mungiu pour son film « 4 mois, 3 semaines et 2 jours «. La presse européenne s’était réjouit de ce choix qui illustre un certain renouveau du cinéma.  Cristian Mungiu est l’un des réalisateurs du mouvement «Post-décembre», une expression qui désigne l’après chute du régime Ceausescu en décembre 1989. Né en 1968 à Lasi, en Roumanie, Cristian Mungiu étudie les littératures anglaise et américaine à l’université de Lasi, avant de se former pour la réalisation cinématographique à l’école du film de Bucarest. Il exerce tout d’abord comme professeur, puis comme journaliste de presse écrite, radio et télévisée jusqu’en 1994. Pendant ses études cinématographiques, Mungiu travaille comme assistant réalisateur sur des productions étrangères tournées en Roumanie, notamment «Capitaine Conan» de Bertrand Tavernier et «Train de vie» de Radu Milhaileanu. Une fois son diplôme en poche, il réalise des courts-métrages. Son premier long-métrage, «Occident», est remarqué à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du Festival de Cannes, en 2002. Après «Occident», Cristian Mungiu fonde sa société de production, Mobra Films en 2003. Il affiche son goût pour les décors naturels et fuit les studios, affirmant «j’aime lorsque l’environnement raconte également son histoire», et privilégie les longs plans-séquences, pour obtenir une mise en scène fluide et naturelle. «Quatre mois, trois semaines et deux jours», son deuxième long-métrage, est une chronique saisissante des années Ceausescu à travers le portrait de deux jeunes femmes solidaires dans l’accomplissement d’un avortement clandestin. Le film est né d’une «expérience tellement personnelle qu’on ne la partage généralement pas avec les autres», a expliqué Cristian Mungiu, ajoutant: «lorsque je l’ai raconté à certaines personnes, il s’est avéré qu’ils avaient tous vécu une expérience similaire». En apprenant que les avortements sous le régime communiste avaient coûté la vie à un demi-million de femmes roumaines, le cinéaste a décidé de leur consacrer son deuxième film, a-t-il expliqué à Cannes. «A cause des pressions exercées par le régime, les femmes et les familles étaient si inquiètes de ne pas se faire prendre pour avortement illégal qu’elles ne consacraient pas une seule minute à se poser des questions morales», a-t-il dit.
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