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Dans une lettre rendue publique et par le biais de laquelle, il justifie son choix de ne plus se représenter pour un 2e mandat au parlement, celui qui a donné du fil à retordre au président de l'APN, Larbi Ould Khelifa, ainsi qu'à beaucoup de ministres du gouvernement Sellal, tout au long de son mandat électoral, le député indépendant Habib Zegad en l'occurrence, revient dans cette lettre adressée à ses électeurs de la wilaya de Mila et à tous les citoyens algériens qui l'ont soutenu et ont aimé son discours franc et direct et ses interventions brûlantes à l'égard de comportements hautains de certains hauts responsables, mais aussi et surtout, pour dénoncer des projets de lois qu'il jugeait anti-populaires et, c'est justement, ce qui a fait sa popularité et son estime par le peuple algérien, dans sa grande majorité !L'enfant terrible de Chelghoum Laà'd a commencé par faire un bilan de ce mandat parlementaire, un parlement qu'il a jugé des plus faibles dans l'histoire de l'Algérie indépendante, pour n'avoir pas soumis la moindre proposition de projet de loi durant tout son mandat, pis encore, il a carrément tourné le dos à ceux qui l'ont élu, préférant être à la solde de l'exécutif, cautionnant toutes les lois à sens unique à commencer par l'amendement d'une constitution qui a créé la «fitna» entre les enfants d'un même peuple, en excluant une large partie de ses enfants expatriés de toute participation à la vie politique de leur mère-patrie, en passant par une loi de finances qui risque d'anéantir le pouvoir d'achat de larges franges de la population et en terminant par cette nouvelle loi sur la retraite, fortement contestée à juste titre puisqu'annulant un grand acquis de la masse ouvrière.Poursuivant son réquisitoire, le député sortant dénonce la mainmise sur les richesses du pays, la dilapidation de l'argent du peuple et, plus grave encore, la clochardisation de toutes les institutions républicaines, d'où poursuit-il, ses prises de positions extrêmes et ses interventions virulentes pour attirer, un tant soit peu, l'attention sur ce danger fortement préjudiciable sur le présent et l'avenir immédiat du pays du million et demi de martyrs.Ce que le peuple ne sait pas, poursuit Habib Zegad, c'est que «ces dénonciations-là et mes positions au sein du parlement m'ont causé beaucoup de préjudices à moi et à ma famille, malgré l'immunité parlementaire dont je dispose en tant que parlementaire, des harcèlements et des pressions de toutes sortes, mais cela ne m'a pas fait plier car ma mission est d'être le porte-voix de ceux qui ne l'ont pas, justement, et advienne que pourra !Malgré tout cela et malgré la confiance placée en moi et les appels incessants, me priant de retenter un autre mandat, j'ai préféré me retirer pour laisser la place à d'autres parmi nos jeunes qui seront, peut-être, plus performants pour imposer le changement pacifique, volonté de la majorité du peuple algérien, dans la construction d'un Etat fort, démocratique et juste, contrairement à beaucoup d'autres y compris parmi ceux qui se veulent être dans l'opposition où on ne voit qu'eux, à chaque occasion électorale», soutient le député Zegad qui termine sa lettre par remercier tous ceux, de Mila et d'ailleurs, qui l'ont soutenu durant son combat législatif et estime n'avoir épargné aucun effort pour le bon accomplissement de sa mission.
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