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LIBRE DEBAT «Pourquoi une différentiation de régime de retraite» '



La presse fait état d'un projet de loi en cours de promulgation, concernant les pensions des retraités militaires et civils assimilés. En outre, cette loi vise à faire bénéficier les concernés et leurs ayants droit d'une pension de retraite calculée sur la base des traitements et soldes du personnel militaire et civils assimilés en activité.
Il s'agit donc d'une sorte d'indexation des pensions de cette catégorie de retraités sur les salaires, traitements que perçoit le personnel en activité, pour les mêmes fonctions, grades, etc., si ont comprend bien l'article de presse paru le 2 octobre dans le journal El Watan. C'est bien, et très bien que justice soit faite à cette catégorie de retraités algériens. Mais qu'en est il des autres catégories de retraités emmargeant à la «pauvre» CNR (régime général). Car le même problème se pose aux retraités dont les pensions dépendent de la Caisse nationale des retraites (CNR). Les cas réels sont ici par centaines, de cadres dirigeants d'entreprises publiques, partis en retraite dans les années 1992 à 2000, sur la base de rémunération plafonnée à 10 fois le SNMG, lui même fixé par le chef du gouvernement de l'époque arbitrairement à 4000 DA/mois, donc, un maximum pour les dirigeants principaux d'entreprises publiques (40 000 DA/brut/mois), alors que par la suite, dès les années 2002 et suivantes, le SNMG servant de base aux rémunérations des cadres dirigeants a été libéré et aligné sur le véritable SNMG légal. Ainsi, les cadres dirigeants (CD) sortis en retraite à la fin des années 2000 (essentiellement 2005 à ce jour), bénéficient d'une rémunération toujours égale à 10 fois le SNMG légal, soit au maximum aujourd'hui : 180 000 DA/brut/mois, plus les primes variables soumises à cotisations sociales. Voyez vous même l'injustice subie par les CD partis en retraite à la fin des années 1990 (1997 à 2004), dont les pensions de départ ne dépassent guère les 35 000 à 40 000 DA/mois. Et attendent depuis les insignifiantes revalorisations annuelles, qui elles-mêmes restent faibles et ne permettent point pour cette catégorie de rattraper leurs collègues sortis en retraite après les années 2006 et suivantes.
PARTAGE ET SOLIDARITE
Pour une équité du système de retraite, pourquoi une différentiation de régime de retraite pour un algérien ' Pourquoi sous d'autres cieux (pays développés), le système de base des retraites est unique pour l'ensemble des citoyens retraités, avec les mêmes avantages sociaux ' Reste la possibilité libre chez eux à chacun de cotiser en plus à une caisse complémentaire, ce qui malheureusement chez nous n'existe pas. On parle de régime de partage, de solidarité, mais en réalité, il n'en est rien. Plusieurs régimes préférentiels existent avec des taux de pension différents : régime des pensions militaires ; régime des cadres de la nation ; et le régime du reste des Algériens, c'est-à-dire la CNR, en plus de la «chance» qu'ont certains retraités de certaines entreprises nationales de bénéficier du régime CNR et d'un complément (20%) payé par leur mutuelle. Ce qui n'est pas possible pour beaucoup d'entreprises nationales et privées. A noter que le taux de pension maximum accordé par la CNR est de 80%, et ce n'est pas le cas pour les caisses privilégiées.
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