Mila - Revue de Presse

Les Américains calquent le schéma européen



Au lendemain du lancement des multiples plans de sauvetage opérés en Europe au cours du week-end dernier, les marchés financiers ont retrouvé des couleurs. En effet, l'indice paneuropéen FTS Eurofirst 300 gagnait, hier, 5,2% ; la Bourse de Paris prenait 5,25% ; celle de Londres 5,7% et celle de Francfort 5%. D'autres valeurs des plus connues, à l'instar de Deutsche Bank, Alcatel-Lucent ou l'assureur Aegon reprenaient de l'assurance avec des gains de plus de 15%. En Asie, la Bourse de Tokyo a terminé sur un bond de 14,15%, la plus forte hausse en une seule séance. A New York, le Dow Jones a clôturé en hausse de 11,08%. Pour l'instant, seule l'Islande reste dans l'expectative. La Bourse de Reykjavik chutait de 76% à la reprise des cotations. Aux Etats-Unis, le président sortant Bush donne l'impression de changer son fusil d'épaule dans sa folle course au sauvetage des meubles. Après l'annonce en grande pompe du projet Paulson (700 milliards dollars), les USA n'ont pas trouvé mieux que de faire de l'initiative de sauvetage européenne un véritable fac-similé. George Bush a encore annoncé des nouvelles mesures, rapporte l'AFP. Selon lui, Washington compte mettre la main à la poche en injectant 125 milliards de dollars dans 9 banques de premier rang. « Cette initiative n'est pas destinée à supplanter le marché libre mais à le préserver », a-t-il expliqué lors d'une émission télévisée. A en croire le Wall Street Journal, Bank of America/Merrill Lynch, Citigroup et JP Morgan verraient leurs caisses renflouées de 25 milliards chacune ; Wells Fargo se verra gratifier de 20 milliards au moment où Goldman Sachs et Morgan Stanley bénéficieront de 10 milliards chacune.Les deux autres établissements financiers qui tireront leur épingle du jeu seraient State Street et Bank of New York Mellon avec 3 milliards chacun. De ce fait, le gouvernement américain prendra des parts importantes au capital de ces établissements. Aussi, ces banques seront soumises à un contrôle drastique de la part du Congrès. Par ailleurs, le gouvernement américain compte également injecter 125 milliards supplémentaires afin de prêter main-forte à de nombreuses institutions financières de moindre envergure. Une autre initiative américaine consiste en la garantie pour 3 ans des émissions de dettes non sécurisées de ces établissements. Le but ' Rasséréner la population et mettre à la disposition de ces mêmes banques des instruments susceptibles de relancer l'activité économique. Il faut reconnaître, par ailleurs, que l'initiative de sortie de crise prônée par les responsables européens continue de faire tache d'huile. Après les USA, le Japon et les pays du Golfe emboîtent le pas au schéma de la Grande-Bretagne, qui a spectaculairement redonné confiance aux investisseurs. Les Emirats arabes unis s'apprêtent à verser 14 milliards d'euros de fonds d'urgence dans leur secteur bancaire. Pour rappel, le schéma ébauché par la Grande-Bretagne, doté de 320 milliards d'euros de garanties et de recapitalisations, a suscité l'émulation de l'Allemagne et de la France, qui ont respectivement injecté 500 milliards et 360 milliards d'euros dans le capital de leurs banques pour sortir de l'ornière.
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