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Le drame syrien



Le drame syrien
Drame n «J'ai vu des adultes farfouiller dans les poubelles à la recherche de quelque chose de comestible. Un jeune homme a même égorgé un chat, l'a donné à manger à sa mère et l'a fait passer pour un lapin».Sans inviter le passé, aussi douloureux qu'il soit, regardons plutôt ce qui se passe autour de nous, la guerre en Syrie.On peut la suivre à la télé presque en temps réel. Première conséquence de ce conflit : l'exode de centaines de milliers de personnes vers des cieux plus cléments et plus sûrs, autrement dit vers les pays voisins, tels que le Liban, la Jordanie, l'Irak et surtout la Turquie. Sans ressources et entassés dans des camps de toile, ce peuple qui est en train de perdre ses repères survit par la débrouille.Tout manque dans ces sites, même les éléments d'hygiène et de première nécessité.Pour subvenir aux besoins de leur famille, des jeunes filles se marient ou se donnent aux plus offrants.Le flux migratoire de cette population vers l'Europe pour essayer de construire un avenir nouveau et les embûches qu'elle a trouvées sur sa route l'ont contrainte à revoir et à réviser sa position sur le vieux continent.Des familles, dans cet exode, ont tout perdu, parfois jusqu'à leur honneur. Il semblerait que des bébés soient morts de faim et par manque de soins.Interrogée par une chaîne française de télévision, une Syrienne a apporté ce témoignage insupportable : «J'ai vu des gens ici en Grèce à la frontière avec la Macédoine manger de l'herbe. J'ai vu des adultes farfouiller dans les poubelles à la recherche de quelque chose de comestible. Un jeune homme a même égorgé un chat l'a donné à manger à sa mère et l'a fait passer pour un lapin.»Ce n'est donc pas pour des prunes que l'Union européenne a octroyé à la turquie 6 milliards d'euros.Ce contrat précise l'obligation à Ankara de ne laisser passer aucun réfugié vers la Grèce, sauf s'il est porteur de visa et de papiers officiels.Il précise également que le pays hôte doit subvenir aux besoins des migrants en matière de nourriture, d'habits et d'école.Athènes a d'ailleurs reçu une enveloppe similaire, mais beaucoup moins consistante.Tout comme l'aviation ou le canon, la faim peut décimer des populations entières.Au point d'ailleurs que dans la charte des Nations unies, il est fait obligation aux belligérants de nourrir et de soigner convenablement leurs prisonniers.La convention de guerre ratifiée par des dizaines d'Etats ne souffrent d'aucune ambiguïté sur ce plan.I.Z«Ziara» 'l Appelez-le comme vous voudrez, «waâda», «ziara» ou «sabil», une chose est sûre et qui fait honneur à notre monde rural.Chaque vendredi, devant les mosquées, sont distribuées des assiettes de couscous à la viande en direction des étrangers ou des gens de passage afin de calmer leur faim.
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