Mila - A la une

« Il y a un retour à la sérénité »



« Il y a un retour à la sérénité »
Quelle est la situation du secteur agricole 'La ville de Guerarra est à vocation agricole. Nous avons des superficies agricoles importantes, une forte production de dattes et nous avons réussi à développer, ces dernières années, l'activité de l'élevage, grâce à une initiative privée qui ouvert la porte à beaucoup d'éleveurs. Aujourd'hui, la ville compte quatre unités de production de lait cru et ses dérivés. Nous avons aussi développé l'oléiculture et la production d'huile grâce à l'installation, depuis quatre ans, d'une huilerie. D'autres projets similaires sont en cours, compte tenu de l'importance de la production. Aussi, l'apiculture est très développée avec 130 q de miel par an. D'ailleurs, Guerrara a sa propre association d'éleveurs. Activant depuis cinq ans, elle compte quelque 90 éleveurs. Le seul problème qui se pose est celui de la main-d'?uvre qui se raréfie. Ces deux dernières années, le problème du manque d'eau a commencé à se ressentir. C'est la rareté de cette ressource qui a fait que nous n'avons pas pu répondre aux nombreuses demandes de lots de terrain agricoles des citoyens. L'exploitation de ces terres demande des moyens importants, notamment pour faire un forage et puiser l'eau souterraine. Dans une instruction qui nous a été adressée, le wali a conditionné la distribution de ces terrains à une autorisation de l'ANRH. C'est une contrainte majeure qui nous a retardés et nous attendons toujours l'équipe de cette agence pour effectuer les études nécessaires pour connaître le niveau d'eau.Existe-il un tissu industriel 'La ville est aussi à vocation industrielle vu qu'elle compte une zone industrielle depuis 1969, du temps où seul l'Etat pouvait investir dans ce domaine. L'importation massive de tous les produits a ralenti le fonctionnement des différentes unités implantées dans cet espace. Cette zone est également saturée et souffre du manque d'entretien, raison pour laquelle nous avons fait des demandes pour la réalisation d'une nouvelle zone industrielle. La procédure administrative et technique a été engagée pour avoir 300 ha. Le secteur industriel à Guerrara est dominé par les investisseurs privés, aucune unité ou usine étatique n'est opérationnelle ici. Les unités de tissage, de fabrication de bâche, de transformation de plastique, de passementerie, de matériaux de construction y sont implantées depuis son ouverture. Le plus gros problème de cette zone consiste en la démolition des vieilles bâtisses. Nous avons une décision de création d'une nouvelle zone industrielle, et il n'est pas de notre ressort de procéder à ces démolitions.Comment est la situation dans la ville depuis les derniers évènements 'Les citoyens sont encore blessés mais l'espoir y est toujours. La distribution, récemment, de 3.200 lots de terrain au profit des habitants a beaucoup contribué à surmonter certains problèmes, même si ce nombre reste insuffisant. Nous avons distribué presque la totalité des terrains disponibles sauf dans certaines zones où sont érigés des bidonvilles, contre qui nous avons mené une lutte sans merci. Nous avons démoli une quarantaine de bâtisses, plutôt des murs, des clôtures érigées pour accaparer des terrains vagues. Aussi une aide de 100 millions de centimes a été octroyée. Les personnes touchées ont eu droit à une indemnité de 70 millions de centimes. Il reste le cas des 19 personnes touchées en 2013 et 2015 qui n'ont pas bénéficié de la deuxième aide car elles ont été recensées lors de la première opération. Leurs dossiers sont au niveau de la wilaya, dans l'attente d'une réponse du ministère de l'Intérieur. Ces cas doivent être réglés dans le cadre de la solidarité.Certaines familles n'ont pas encore pu retourner à leurs habitations de peur de se faire attaquer comme dans le quartier Si Mahmoud, Snah à Ouled Sayeh.Parmi les mesures de sécurité décidées, il y a l'installation de caméras. Celle-ci es-t-elle effective 'Oui, il y a eu l'installation de 17 caméras de surveillance dans les quartiers situés sur le CW 33. Mais nous avons demandé la couverture de certains autres endroits sensibles pour bien maîtriser la situation. Le citoyen a besoin de sécurité et de tranquillité. Nous avons demandé onze caméras supplémentaires. Il est clair qu'il n'est pas possible de mettre un dispositif de sécurité dans chaque maison, mais globalement, la situation s'est améliorée. Certes les deux communautés vivent chacune seule, elles se partagent les mêmes infrastructures. La ville n'a pas été divisée, comme ailleurs.Qu'en est-il du développement local 'Plusieurs projets ont été concrétisés ces deux dernières années, depuis l'installation d'un nouvel exécutif. Dans le domaine de la jeunesse et des sports, nous avons réalisé deux terrains de proximité, équipé une bibliothèque d'un laboratoire de langues et d'ouvrages. Nous avons consacré quatre milliards de centimes au revêtement des routes. L'étude de réalisation d'une salle de soins dans le quartier Ben M'hidi a été achevée. Gelé en 2006, le projet de l'hôpital de Guerrara (120 lits) a été relancé et le taux de réalisation est de 70%. Sa réception est prévue pour septembre. En matière de raccordement au gaz naturel, nous avons engagé une entreprise pakistanaise pour acheminer cette énergie à partir de Zalfana. Nous avons un manque en matière d'établissements scolaires mais qui a été comblé partiellement par les écoles privées opérationnelles notamment pour les filles dont le nombre pris en charge dans ce cadre s'élève à 2.000. La surcharge des classes touche les établissements primaires et les CEM avec une moyenne de 1.000 élèves au primaire et 900 au CEM. Mais il n'est pas possible de réaliser des établissements au centre-ville en raison du manque d'assiettes foncières. En matière de transport, nous avons rejeté récemment le plan de circulation proposé, car il ne répond pas aux besoins de la population. Ce plan prévoit la transformation du principal chemin en sens unique, ce qui est inacceptable par la population. Nous avons annoncé l'affectation de cinq bus de transport public à Guerrara mais aucun n'a été réceptionné à ce jour. Une promesse non tenue par l'entreprise. Le transport est assuré exclusivement par les privés alors que les autres daïras de Ghardaïa sont dotées de moyen de transport public. L'affaire du Hammam Foussaâ a connu son dénouement après une procédure qui a duré 27 ans. Certaines parties ont tenté d'instrumentaliser ce problème durant la crise qui a secoué la ville.Guerrara n'a pas été promue wilaya déléguée...C'est un souhait que nous avons exprimé à maintes reprises. Mais la décision n'a pas été prise en faveur de cette ville dont les potentialités sont très importantes sur les plans économique, industriel et même en matière d'infrastructures. Une telle promotion aurait favorisé le développement d'un autre pôle économique et agricole dans le Sud du pays.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)