
Nos plus jeunes élèves doivent découvrir progressivement que l'école est une partie de leur vie, déterminante pour leur bonheur et leur développement intellectuel, donc essentielle à leur avenir.On ne force pas l'enfant pour qu'il aille à l'école. Il faut susciter en lui l'envie d'aller de son propre gré, s'il a compris que c'est un lieu d'apprentissage épanouissant. On doit bannir les scènes d'antan donnant à voir un père, une mère, un grand frère tirant un enfant par le bras parce qu'il refuse de marcher en direction de l'école.Ainsi, que d'enfants ont craqué dès la première année parce que l'école ne les ont jamais attirés ! Que deviennent-il alors s'ils ne sont pas scolarisés ' Des candidats à la rue, aux vices, à toutes sortes de tentations malsaines.Rendre heureux l'enfant, c'est le rôle de l'écoleMais c'est l'affaire de tous, des parents qui doivent l'accompagner à l'école, du maître qui doit savoir rendre attrayant son enseignement, du directeur qui est là, non pas pour faire le chef, mais pour exercer pleinement son rôle pédagogique essentielle pour le recyclage des maîtres. Donc, on ne cède pas aux caprices des enfants, on leur apprend plutôt à les maîtriser par un enseignement qui tend à convaincre, à persuader que les efforts faits pour réussir, finissent toujours par porter leurs fruits. L'enfant préparé pour cette tâche délicate participe à l'organisation d'un cadre de vie scolaire agréable et ce, en acquérant un plus à l'apprentissage ludique.Du côté enseignant, on doit savoir aussi que l'enfant a besoin de bouger pour apprendre. Qu'on le comprenne bien pour peu qu'on ait des connaissances en psychologie de l'enfant. Celui-ci est très, vulnérable, versatile. Et si, sous prétexte qu'il a commis une bêtise : renversé une table, cassé une vitre, on l'humilie en lui donnant des coups ou le traitant d'âne, vous le préparez à devenir un handicapé social. Vous le brimez à vie et quels dommages ! Mais si vous lui expliquez qu'il ne faut point bouger pace que cela dérange tout le monde, il finit par comprendre la nécessité de faire attention.L'apprentissage ludique, dans toutes les disciplines scolaires, se fait en compétition avec les camarades de classe. Une dynamique de groupe se crée d'elle-même. Sollicitons l'intelligence de tous pour trouver une réponse : quelques uns d'entre eux, bien concentrés finissent par la trouver, ils lèvent le doigt. Pas de réponse collective et l'esprit de camaraderie s'est imposé comme principe de discipline. Quelle joie éprouvée d'avoir répondu juste. Cela les grandit et ils en sont fiers si bien qu'ils sont encouragés à poursuivre dans la même voie.Pour chaque leçon, le maître doit faire preuve d'esprit inventif : songer à des situations de simulation qui permettent aux enfants de se distinguer des autres. Ainsi va l'enseignement sous l'autorité d'un maître créatif pouvant faire face à toute éventualité. On est en première année, deuxième année, troisième année de l'école, les années les plus difficiles où les enfants doivent assimiler intelligemment et mémoriser leurs connaissances pour mieux poursuivre leur scolarité.Pour interroger à bon escient et obtenir des réponses plus ou moins acceptables, et susciter une large participation des élèves, le maître doit faire preuve d'esprit inventif sur le plan de savoir et du savoir-faire.Les parents doivent s'impliquer dans ce provessus éducationnel et cognitif On dit que la première école pour les enfants, c'est la maison avec des parents qui ont une vision futuriste de l'éducation des enfants. Ils ne doivent pas faillir à leurs devoirs essentiels : apporter des cours de soutien à leurs enfants quand ceux-ci décrochent, procurer le matériel nécessaire pour travailler, accompagner jusqu'à l'école pour être sûr que les enfants ne font l'objet d'aucune agression ou pression de la part des garçons voyous.La présence parentale rassure et les enfants ont besoin de se sentir en sécurité pour travailler sereinement. Dans le cas contraire, ils sont perturbés parce qu'ils se concentrent essentiellement sur les menaces qui les guettent. Réveiller le désir d'apprendre à la maison relève de la compétence des parents. Heureux ceux dont le père et la mère sont cultivés et qui arrivent à donner à leur progéniture les premiers rudiments qui permettent un éveil précoce des capacités de l'enfant dans le processus d'apprentissage scolaire.C'est dans la petite enfance qu'on a le plus besoin d'aide pour avoir la chance de réussir. On se perfectionne en lecture et en calcul à la maison sous l'?il vigilant des parents. C'est également des parents, lorsque ceux-ci en ont la capacité et à condition que ceux ?ci soient libres, qu'on acquiert le goût du travail bien fait. Et qu'on ne s'effraie pas si les enfants sont hyper actifs. C'est dans leur nature et, curieusement, ce sont les éléments qui bougent tout le temps qui apprennent.Très souvent, c'est en faisant des culbutes qu'ils répètent les tables de multiplication ou la conjugaison qu'ils font l'effort de retenir. Quant au problème de la langue, c'est à la maison qu'ils se règlent souvent, si les parents parlent et répondent à toutes les questions que les enfants leur posent. Les difficultés majeures se résorbent si les petits apprenants sont mis dans un bain de langue permanent. Une bonne connaissance de la langue est un atout important pour l'assimilation des autres disciplines.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Boumediene Abed
Source : www.lnr-dz.com