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L'Algérie n'est pas à vendre



L'Algérie n'est pas à vendre
Il n'y a pas si longtemps l'invraisemblable vérité s'imposait à notre imaginaire. A un moment précis, celui qui coïncidait avec l'évocation de la cohésion d'un peuple, le nôtre pour ne pas le désigner. Nous commencions alors par cette formule: «Il était une fois l'amour», comme si le présent et le devenir d'une nation pouvaient se conjuguer à l'imparfait, et que notre merveilleux pays méritait d'être assimilé à la cité de l'indicible peur. A l'instigation, vous l'aviez certainement deviné, de cette bête immonde qu'est le terrorisme et de ceux qui passent leur temps à nous saucissonner en arabophones et en berbérophones oubliant qu'ils ne sont que des magnétophones, relais s'il en est des forces hégémoniques occidentales. Il aura fallu les dramatiques épreuves de Ghardaïa et la sagesse des citoyens mozabites et chaâmbas pour libérer les vieux instincts ataviques, mis en cage par la trahison du serment de Novembre 1954 et l'incurie qui s'en est suivie à l'instigation de la haute finance, pour que les Algériens se réconcilient avec eux-mêmes et évitent de justesse une nouvelle rupture. A la faveur, bien sûr, d'un élan de solidarité inénarrable qui leur permet de domestiquer le fleuve détourné et de transformer les dissonances en possibilités d'action. C'est, à l'évidence, le moment rêvé pour se débarrasser à jamais de la monnaie de singe et opposer, avec toute l'énergie de l'espoir, une fin de non-recevoir aux campagnes insidieuses menées par les supplétifs de la caste impérialiste qui ont déjà contribué et cautionné par leurs écrits et discours capitulard les invasions de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Syrie et de la Libye en attendant celle de leur propre pays. S'ils sont légitimes, les soupçons avancés çà et là par certaines forces ne doivent pas, pour autant, être mus par cette faculté réductrice d'irriguer la culture du doute. A un moment surtout où l'étau se resserre sur une nation dont l'armée, cimentée par le nationalisme révolutionnaire de celle qui fut le bras armé du FLN, je veux parler de l'ALN, ne rentre pas dans les schémas tactiques des forces impérialistes. Après la prise d'otages d'In Amenas, l'attentat d'Aïn-Defla revêt une dimension symbolique.A fortiori lorsqu'il intervient après le triomphe de la sagesse à Ghardaïa et la prise en charge de cette problématique par l'ANP, en tant que force garante de l'unité et de la souveraineté nationales, et le témoignage de solidarité exprimé en faveur de la Tunisie, victime d'un inqualifiable harcèlement terroriste conçu pour mieux précipiter l'installation d'une base étrangère à nos frontières. Il est vrai que le centralisme bureaucratique semble, tel un merlan en colère, tourner en rond. Toutes les variantes mises en scène à l'effet de donner une impression de changement se heurtent à un véritable noeud gordien. L'impasse politique qui en découle en propose une image à tout le moins insolite tant la démarche, à l'honneur depuis le coup de force de 1962, se caractérise par une curieuse et non moins flagrante absence d'unité de pensée et d'action. Mais face à la menace persistante, il faut raison garder. L'exemple de la Yougoslavie est à méditer. A un moment où les succès de notre diplomatie dérangent et que l'Algérie représente une force de résistance à la caste impérialo-sioniste quand elle ne heurte pas en Afrique subsaharienne, grâce à des aides au développement économique et social alternatif, les intérêts de la Banque mondiale et du FMI...


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