Les dures conditions climatiques qui ont sévi dans la wilaya de Mila ces dernières années ont affecté le réseau routier de manière épouvantable.Les services de la DTP ont recensé pas moins de 46 points de glissement sur les routes de la région. Le réseau des routes nationales est de loin le plus éprouvé par les perturbations atmosphériques, avec 23 points de glissement, suivi par celui des routes communales, avec 17 points, et enfin les chemins de wilaya, dégradés en 6 endroits. Selon le DTP, Abdellah Sellaï, la pluviométrie particulièrement violente enregistrée depuis 2014 a causé de graves préjudices aux voies carrossables de la wilaya.
Et faute de crédits, compte tenu de la conjoncture économique du pays, la plupart des points de glissement ne sont toujours pas pris en charge. Pour ce responsable, le traitement de l'ensemble des points de glissement nécessite entre 300 et 350 milliards de centimes.
Sellaï souligne, par ailleurs, que sur les 46 points identifiés, six continuent d'évoluer. «Les points de glissement qui évoluent se trouvent sur la pénétrante ouest de la ville de Mila et le long de la RN 27, sur le territoire de la commune de Grarem-Gouga». Sellaï précise que, faute d'une cagnotte conséquente pour le traitement de l'ensemble des dégâts, le secteur procède de manière sélective. Ainsi, la priorité, souligne-t-il, est donnée présentement aux RN «Six points de glissement sur les routes nationales sont pris en charge de façon prioritaire pour leur importance.
Trois points sont en voie d'achèvement et trois autres sont confiés». En plus des perturbations climatiques, qui constituent le facteur n°1, Sellaï précise que la nature instable du sol de la région est pour beaucoup dans ce déplorable problème des glissements, ce qui nécessite, selon notre interlocuteur, des techniques de construction coûteuses.
«L'expérience a montré que les procédés de construction de routes adoptées jusqu'à présent sont loin d'être efficaces. Désormais, on doit aller en profondeur, c'est-à-dire construire une assise profonde dans le sol avec des enrochements pour stabiliser le support de la route.
C'est cher, mais ça nous épargnera le calvaire des glissements à répétition». Soulignons que cette technique est adoptée actuellement dans la réparation des six points de glissement traités à titre prioritaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Bouabdellah
Source : www.elwatan.com