Dimanche 667 jours d'agression sioniste et 155e jour de siège total de Ghaza, l'armée génocidaire d'Israël augmente la cadence de ses massacres contre la population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aides alimentaires.
Le nouveau rapport statistique du ministère de la Santé, publié hier, annonce un bilan de 985 victimes, dont 119 martyrs et 866 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24h (samedi), soit un total de victimes de 60.839 martyrs et 149.588 blessés, depuis le 7 octobre 2023.
Ce bilan comprend 290 martyrs dont les données ont été complétées par la Commission judiciaire chargée de suivre les cas de disparus. En outre, le nombre de victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, s'élève à 9.350 martyrs et 37.547 blessés.
Par ailleurs, ajoute le ministère, les massacres israéliens dans les « centres d'aide » israélo-américains ont fait, durant la journée de samedi, 65 martyrs et 511 blessés par les tirs des soldats de l'occupation et des agents de la fondation américaine «GHF», portant à 1.487 martyrs et 10.578 blessés le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire.
Hier, dès 13h (localement), les hôpitaux de Ghaza ont comptabilisé pas moins de 44 martyrs sous les tirs et les bombardements de l'armée d'occupation israélienne, dont 22 demandeurs d'aide alimentaire. 6 nouveaux martyrs de la famine imposée par Israël et les Etats-Unis
« Au cours des dernières 24 heures, les hôpitaux de la bande de Ghaza ont enregistré 6 décès dus à la famine et à la malnutrition, tous des adultes », a indiqué hier le ministère de la Santé de l'enclave, ajoutant que « le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition s'élève ainsi à 175 martyrs, dont 93 enfants ».
La veille, le ministère de la Santé a publié des données sur l'état de surcharge des hôpitaux de l'enclave qui croulent sous les nombres important de blessés et de malades.
« Le taux d'occupation des lits à l'hôpital Al-Shifa a atteint 240%, à l'hôpital Al-Rantisi 210%, à l'hôpital Nasser 180% et à l'hôpital Al-Ahli Arab 300% », affirme le communiqué de la tutelle, précisant que ces établissements, qui fonctionnement déjà partiellement en raison des dégâts occasionnés par les bombardements israéliens depuis le premier jour de l'agression contre Ghaza, sont obligés de recourir à tous les espaces possibles, comme les couloirs, pour accueillir le nombre croissant de patients et de blessés.
Plus de 22.000 camions d'aide bloqués par Israël
Le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza indique que pas moins de 22.000 camions d'aide humanitaire sont bloqués par l'entité sioniste, « la plupart appartenant à l'ONU, à des organisations internationales et à diverses entités ».
A défaut d'imposer à l'entité criminelle de respecter le droit international et humanitaire, des puissances occidentales et des pays arabes se contentent de largages aériens de quelques dizaines de tonnes de produits alimentaires qu'ils savent largement insuffisants pour nourrir convenablement une population affamée depuis plus 5 mois.
Samedi, cinq pays (France, Allemagne, Jordanie, Égypte et Émirats arabes unis) ont largué 90 colis d'aide au-dessus de Ghaza depuis des avions, en coordination avec l'armée israélienne, rapporte Al Jazeera English (AJE) qui rappelle que « des personnes ont déjà été blessées par des colis d'aide », ajoutant que « l'ONU et les organisations humanitaires internationales continuent d'être écartées de l'acheminement de l'aide aux Palestiniens par Israël ».
De son côté, Philippe Lazzarini, le commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), estime que ces largages aériens « coûtent au moins 100 fois plus cher que les camions » qui peuvent « transporter deux fois plus d'aide que les avions ».
« S'il existe une volonté politique d'autoriser les largages aériens – qui sont très coûteux, insuffisants et inefficaces –, il devrait exister une volonté politique similaire pour ouvrir les passages routiers », écrit Lazzarini sur la plateforme X.
« Alors que la population de Ghaza meurt de famine artificielle, la seule façon de répondre à la famine est de l'inonder d'aide », dit-il encore, précisant que pour la seule UNRWA « 6.000 camions chargés d'aide sont bloqués à l'extérieur » de l'enclave, et d'assurer que l'ONU, y compris l'UNRWA et ses partenaires, sont en mesure de faire venir « 500 à 600 camions par jour », comme ils l'ont déjà fait « pendant le cessez-le-feu au début de cette année ».
Tactiques meurtrières odieuses contre une population désarmée
« Je n'ai jamais été témoin d'un tel niveau de destruction et de déshumanisation », a déclaré Anthony Aguilar, l'ancien garde à la Fondation américaine « GHF » qui assiste l'armée israélienne dans les centres dits de « distribution d'aide alimentaire » où plus de 1.420 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, ont été tués de sang-froid, et plus de 10.000 autres ont été blessés par des tirs d'armes automatiques, de drones et d'obus de tanks.
Anthony Aguilar a décrit, samedi à Al Jazeera, les tactiques meurtrières «odieuses et inutiles contre une population désarmée» dont il a été le témoin direct sur les sites d'aide gérés par l'entreprise GHF soutenue par les États-Unis et Israël durant les six semaines qu'il a travaillé pour la Fondation.
Il explique que les militaires israéliens contrôlent la foule « en utilisant des mitrailleuses automatiques, des tirs d'artillerie, des tirs de mortier et, parfois, des tirs de chars Merkava contre des civils désarmés et affamés, des femmes, des enfants et des personnes handicapées », rapporte Al Jazeera English (AJE). « Lorsque les demandeurs d'aide sont autorisés à entrer sur le site, ils sont lâchés dans une vague géante et massive, une ruée chaotique et inorganisée, tandis que l'armée israélienne tire à leurs pieds, au-dessus de leurs têtes et parfois dans la foule pour les contrôler », dit-il encore.
Aguilar ajoute : « Jamais au cours de ma carrière militaire, 25 ans de service dans de nombreux lieux de combat, à travers le monde, je n'ai vu quelqu'un utiliser un « tir d'avertissement » à partir d'une mitrailleuse alimentée par la ceinture contre une population désarmée ».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mehdi
Source : www.lequotidien-oran.com