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Gabegie bien gérée



Gabegie bien gérée
Peu sûres, ouvertes à tous les vents et aux délinquants de tous bords qui s'y réfugient ou viennent y régler des problèmes sans lien avec l'esprit des lieux. Il ne fait pas bon séjourner au sein des résidences universitaires où la peur s'est installée parmi la communauté estudiantine. D'espace de repos et de convivialité après une journée consacrée aux études, l'endroit s'est transformé en souricière pour ses occupants qui ne savent pas s'ils risquent de mourir d'une intoxication alimentaire, dans un incendie, ou des mains de détraqués qui y pénètrent aisément. La question ne cesse de se poser de manière régulière à travers les malheureux évènements qui s'y sont produits et continuent à s'y produire. Il ne semble pas que la leçon ait été retenue par les responsables au vu des accidents qui se sont produits ces derniers temps. Le plus récent, survenu dans la nuit de vendredi à samedi, prouve que rien ne fait bouger les pouvoirs publics pour sécuriser les résidences universitaires. Un incendie s'est déclaré dans une chambre d'étudiantes où il a tout brûlé, laissant, heureusement, la vie sauve aux occupantes qui en garderont, certainement, des séquelles psychologiques. La résidence universitaire Nehas Nabil de Constantine n'est pas à son premier incident, elle est connue pour avoir figuré dans les colonnes de journaux en février 2009 lorsqu'une intoxication alimentaire a touché plusieurs dizaines d'étudiantes, après celle de 2001. Cette fois-ci, une résistance électrique a été à l'origine d'un incendie qui a failli être fatal aux résidentes. L'appareil servait de chauffage à ces jeunes filles, comme c'est le cas pour l'ensemble des occupantes et des occupants des cités universitaires qui en usent pour se réchauffer et pour pallier à l'absence d'un tel équipement au sein de ces lieux où les conditions d'hébergement vont de mal en pis. Les incendies et les intoxications sont vraisemblablement devenus le lot des étudiants. En octobre dernier, le dortoir de la résidence2 d'Azzaba, dans la wilaya de Skikda, a complètement brûlé, sans provoquer de pertes humaines, heureusement. Ce qui n'a pas été le cas de la cité Bakhti Abdelmadjid de Tlemcen où 7 étudiants et une employée ont trouvé la mort en mai dernier, dans une explosion de gaz. Cette même résidence a vécu un fait pratiquement similaire en novembre 2010, un incendie ayant calciné la cantine. Une alerte qui n'a pas été prise en compte, tout comme celle qui a été donnée par les étudiants une quinzaine de jours avant l'explosion meurtrière. Les installations défectueuses qui sont pourtant un réel danger laissent les responsables dans l'indifférence, se permettant même des satisfecit qu'ils affichent de manière éhontée à chaque rentrée universitaire alors que les conditions sont affligeantes. L'absence de chauffages et la mauvaise qualité de la nourriture servie poussent les étudiants à user de bonbonnes de gaz et de résistances électriques, avec les conséquences que l'on ne connaît que trop bien, malheureusement.
R. M.
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