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« Beaucoup de diabétiques ne savent pas qu'ils sont malades »



« Beaucoup de diabétiques ne savent pas qu'ils sont malades »
« Entre 30 et 40% de personnes non diagnostiquées en Algérie ne savent pas qu'elles sont diabétiques et arrivent souvent au stade de complications, et c'est un peu trop tard », a déclaré, hier, à Alger, le Dr Semghouni Mourad, président de la Société algérienne de diabétologie (Sadiab) lors d'une Journée d'information et de sensibilisation destinée au grand public et organisée par Merck en partenariat avec Sadiab à l'occasion de la Journée mondiale du diabète.Selon le président de Sadiab, le Pr Nibbouche, médecin interniste, a décelé chez des diabétiques nouvellement diagnostiqués des complications cardiovasculaires. Cela signifie, dit-il, que « le diabète évolue depuis assez longtemps et que le diagnostic a été tardif ». Toute personne âgée de plus de 40 ans présentant un facteur de risque doit impérativement se soumettre au test de dépistage. Autrement dit, faire un bilan de glycémie chaque année. L'obésité qui est un facteur de risque important est en train d'augmenter en Algérie, y compris parmi les enfants. Une enquête nationale sur les maladies non transmissibles sera lancée prochainement par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Ce qui permettra de savoir si l'obésité a continué d'augmenter ou pas. Il y a dix ans, le taux des diabétiques était de 8%. « Une enquête réalisée dans le Constantinois par un confère, plus exactement dans la commune de Mila, a révélé un taux de diabétiques de 16%. Je ne pense pas que ce soit le taux national mais cela mérite que le ministère de la Santé et l'Institut national de santé publique fassent des enquêtes à l'échelle nationale parce qu'on a besoin de chiffres pour pouvoir élaborer une politique de santé », a indiqué le président de la Sadiab. On commence à voir le diabète de type 2 chez des enfants, chose qu'on ne connaissait pas il y a 40 ans, selon la même source.Selon le représentant du ministère de la Santé, le Dr Nacer Grime, le ministère appuie toutes les initiatives de sensibilisation dédiées aux citoyens. Mohamed Toumi, président de la Fédération nationale des consommateurs, a indiqué, de son côté, que les Algériens manquent de culture de consommation, regrettant le manque de pratique physique dans les établissements scolaires.
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