
Le quartier de Damiette, dans la périphérie de Médéa, est la dernière escale du martyr Yahia Fares, ce médecin militaire dont la voix fut étouffée, à jamais, dans les geôles du tristement célèbre centre détention du quartier, aujourd'hui tombé en ruine, s'est-on rappelé à son bon souvenir lors d'une rencontre hommage à l'université qui porte son nom.Lors d'une rencontre organisée par l'association Machaal Echahid, un hommage posthume a été rendu à ce martyr, mort sous la torture, le 11 juillet 1960, au centre de détention colonial du quartier de Damiette qui abrite, actuellement, l'université de Médéa.Presque 66 ans après sa disparition, l'ombre et l'esprit du jeune médecin militaire plane toujours sur ce lieu où il vécu ses derniers instants, après des années passées à soigner les combattants de la liberté et à veiller au chevet des blessés issus des unités combattantes de la glorieuse armée de libération nationale (ALN).Renonçant au prestige des grandes écoles de médecine françaises et la gloire du métier, Yahia Fares abandonna, de plein gré, les bancs de l'université de Montpellier, pour s'enrôler, dès l'année 1957, dans les rangs des structures médicales de l'ALN opérant à travers les maquis de la wilaya IV historique.Il joua, au côté d'autres médecins et infirmiers, un rôle capital au sein des unités combattantes, dans les infirmeries clandestines, mais également dans la prise en charge médicale des populations locales, livrées à elles-mêmes.Yahia Farès naquit le 14 septembre 1929 à Medjana ( Bordj Bou-Arréridj) où il entama un cursus scolaire qui l'emmena à fréquenter le lycée de Constantine.Une fois son bac en poche, il partit à Montpellier pour suivre des études en médecine.Après le déclenchement de la guerre de libération nationale, il rejoignit la Fédération du Front de libération nationale en France, puis la Wilaya IV historique en 1957. Il fut désigné médecin et chargé du contrôle du secteur sanitaire relevant de cette wilaya.Blessé lors d'un accrochage avec les troupes coloniales, Yahia Fares est incarcéré au centre de détention de Damiette, où il rendra l'âme, quelque temps après, sous l'effet de la torture.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz