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SOIT DIT EN PASSANT



SOIT DIT EN PASSANT
Par Malika Boussouf[email protected]/* */Il est des jours comme ça où lorsqu'au détour d'une conversation vous confirmez le fait que tout ne tourne pas autour de la capitale, que dans d'autres villes les initiatives fleurissent et que la vie bat son plein au sommet des montagnes de Kabylie, vous avez envie de tout plaquer pour vous joindre à celles et ceux qui travaillent à guérir l'âme meurtrie d'un pays dont la culture est tellement marginalisée qu'il désespère de s'en sortir un jour.Heureusement, il y en a qui s'en soucient et le maintiennent sous assistance respiratoire, en attendant mieux ! Il y a quelques jours, un lecteur m'a invitée à participer à un festival — «Raconte-Arts» — qui se déroule en ce moment dans son village, Aït-Ouabane, en Kabylie, et qui clôturera ses activités le 31 courant. Une de ces manifestations culturelles dont on ignore l'existence parce qu'elle se déroule non pas à huis clos, mais presque. A l'invitation sont jointes des photos de l'endroit et des différentes animations. Les paysages sont somptueux, sans compter le mode de vie préservé, les costumes et tout ce qui fait l'artisanat qui veille sur les valeurs et l'authenticité de la région.Le festival est organisé, me dit-il, «par des femmes et des hommes qui aspirent à une Algérie plurielle, une Algérie sans barbes, ouverte sur l'universel et les libertés». Aït-Ouabane a auparavant été le chef-lieu du premier PC de la Wilaya III de 1954 à 1957. Rien que ça ! Je comprends que notre ami lecteur en soit fier.Le village est perché à plus de 1200 m d'altitude. Tout se passe en forêt. Les participants s'y retrouvent pour faire revivre la poésie d'une région qui a choisi de ne jamais rompre avec l'optimisme qui la caractérise et reste farouchement attachée à ses racines et à ce qui la relie à ce monde qui chante la solidarité et l'humanisme.Comment ne pas aimer ceux qui ne lâchent rien en même temps qu'ils vous disent que «l'Algérie de demain se construira par le bas et avec tout le monde» ' Qu'est-ce que j'aime le «avec tout le monde» !Un sacré pied de nez à ceux qui voudraient promouvoir la fracture et la jouer en solo.
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