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A quoi sert d'organiser des campagnes de sensibilisation aux dangers de la conduite irresponsable sur les routes ' A quoi sert de planter un gendarme tous les deux mètres sur nos routes ' A quoi sert de jouer à cache-cache sur les routes pour attraper ceux qui sèment la pagaille puisque, de toutes les façons, ils recommenceront ' A quoi sert de faire quand ça ne sert à rien 'Il aurait peut- être fallu penser à sensibiliser au respect de l'autre, de son prochain car la conduite, comme son nom l'indique si bien, n'est autre qu'un comportement. Que pensez-vous de «l'éducation routière» 'Certes, les chiffres sont là pour témoigner de l'ampleur de la tragédie de la route, mais lorsque l'on voit l'horreur de visu et lorsque les choses se passent sous nos yeux, c'est carrément horrifiant et insoutenable. Mais le plus effroyable est de constater à quel point la mort est aujourd'hui banalisée !Le drame réside d'abord dans l'inconscience des chauffeurs, qui, en une seconde, tuent une ou plusieurs personnes parce qu'ils auront brûlé un feu ou empiété une ligne jaune ou... et le seul coupable, c'est toujours le maktoub. Des familles entières sont quotidiennement endeuillées parce que certaines personnes irresponsables en ont décidé ainsi.Pour la route de Médéa, qui est en chantier depuis quelques années déjà et précisément sur le tronçon de la RN1 reliant la Chiffa à Médéa, ce sont les routiers qui imposent leur loi. Non autorisés à circuler avant 19h en provenance du Sud, les chauffeurs de camions veulent rattraper le temps perdu et se lancent sur la route comme des fous usant de moult agissements pour intimider les autres usagers de la route, en l'occurrence les petits véhicules : dépassements dangereux, excès de vitesse, non-respect du code de la route, utilisation abusive du klaxon dans le but d'impressionner et d'effaroucher et parfois même fanfaronnades ! La «carrure» imposante de leurs véhicules est une valeur ajoutée à leur combine et leur donne encore plus d'«assurance».D'autre part, les autorités concernées se doivent d'agir car elles ont une grande part de responsabilité dans cette tragédie qui n'en finit pas. Il n'y a qu'à voir l'état lamentable de certaines routes. Les ralentisseurs érigés à tort et à travers partout mais rarement là où il faut. D'autre part, la pré-signalisation fait défaut surtout sur un linéaire en chantier comme c'est le cas pour la route de Médéa actuellement. On se trouve brusquement devant un obstacle qu'il faut éviter et l'irréparable est vite arrivé! Même s'il existe quelquefois un panneau pour avertir, il n'est jamais à son juste emplacement ou, pire encore, il est insignifiant et ne joue pas son rôle de mise en garde et d'avertissement.En dépit de l'omniprésence de la gendarmerie sur les routes, les accidents sont de plus en plus fréquents et les chiffres sont alarmants comme c'est le cas pour la RN1, notamment sur son tronçon reliant le Sud au Nord en passant par Médéa.Il est clair que le facteur humain représente la première cause de ces «boucheries» de la route comme il est clair également que dans ce sens un travail colossal doit être fait pour sensibiliser les usagers de la route. Ainsi, ne faut-il pas se demander si la répression est suffisante, si elle ne l'est pas cela veut dire qu'elle n'existe pas et si elle ne concerne pas tout le monde, cela veut dire également qu'elle n'existe pas et si réellement elle n'existe pas, cela veut dire que c'est la loi de la jungle qui est en vigueur et c'est vraiment l'impression que l'on a lorsqu'on voit tout ce qui se passe sur les routes.A-t-on déjà entendu parler de retrait définitif du permis de conduire, ou d'une amende exorbitante à couper le souffle, ou d'autres sanctions, de vraies sanctions, celles qui font réfléchir, celles qui font peur, celles qui raisonnent 'En l'absence quasi-totale d'un système qui régule la circulation routière, le code de la route, l'instauration et l'application d'un code pénal de la route, le massacre continuera et nos routes auront vite fait de se transformer en cimetières. On n'en est pas loin, d'ailleurs !M. L.Examens de fin d'année, les lauréats primésLa remise des prix a eu lieu dans la salle de conférences Ahmed-Hadj-Hamdi de l'Université Yahia-Farès de Médéa.Le Titteri a été classé parmi les dix premières wilayas au niveau national, par rapport aux résultats du baccalauréat.Une cérémonie a été organisée par la Direction de l'éducation de Médéa en l'honneur des lauréats des épreuves certificatives dans les trois cycles. Il est à signaler que Médéa a enregistré un taux de réussite estimé à 61,54% à l'épreuve du baccalauréat, comparativement à l'année dernière où il était de 56,35%, un rebond non négligeable réalisé grâce aux efforts consentis par tous les partenaires, dira Ahmed Lallaoui, premier responsable du secteur, dans un discours prononcé pour l'occasion.Pour le collège, sur les 1 1493 inscrits à l'examen du BEM, 7 206 ont été reçus, soit un pourcentage de 62,70%.D'autre part, et pour les élèves du primaire, le taux de réussite a excédé les 89%, avec 230 écoles ayant obtenu le score de 100% de réussite à l'examen de fin de cycle.Les grands gagnants ont été primés devant une assistance faite de la famille de l'éducation élargie aux autorités civiles et militaires ainsi que des parents et d'autres membres de la société civile.Le nouveau wali n'a pas manqué d'adresser ses félicitations et ses encouragements à tous les élèves qui ont obtenu les meilleures moyennes et de les gratifier ainsi que des enseignants, des inspecteurs et des responsables de l'administration, les félicitant d'avoir veillé à la bonne santé du secteur.
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