Medea

Médéa : La gestion des exploitations agricoles en question



«La bonne gestion d'une exploitation agricole consiste à prendre des décisions basées sur le raisonnement économique concernant toutes les opérations qui y sont liées. En d'autres termes, la prise de décision est un élément fondamental de la gestion, puisque l'exploitant agricole doit y recourir au cours de toutes ses activités». C'est pratiquement autour de cette règle que se sont articulées les quatre communications présentées lors de cette «Session de formation des enquêteurs-vulgarisateurs agricoles», sous le thème «Etude sur le conseil de gestion aux exploitations agricoles», qui s'est tenue dernièrement au Centre de formation et de vulgarisation agricole (CFVA) de Takbou-Médéa. Une rencontre organisée par l'Institut national de la vulgarisation agricole (INVA), à travers sa direction de la formation, de la recherche et de la vulgarisation à l'intention de trente enquêteurs-vulgarisateurs exerçant au niveau des directions des services agricoles (DSA) de huit wilayas représentant les régions du pays Biskra, Chlef, El-Oued, El-Tarf, Médéa, Sidi Bel-Abbès, Souk Ahras et Tlemcen. Une session de formation entrant dans le cadre du programme d'activités de l'INVA pour la campagne agricole 2007-2008. Après la cérémonie d'ouverture, rehaussé par la présence de M. Kamel Abdelaziz, directeur des Services agricoles de la wilaya de Médéa, et M. Rabah Moussous, directeur du CFVA de Takbou-Médéa, a été entamé le cycle des communications avec la première qui a été présentée par M. Fayçal Smati, directeur des réseaux d'information et de la documentation agricole à l'INVA. Une communication qui donnera une grande importance à «l'analyse du processus de décision qui doit reposer sur la nationalité et ce, en s'appuyant sur l'approche classique et non sur celle reliée au comportement. Ainsi, en choisissant l'approche classique, l'exploitant agricole a toutes les chances de réussir ses différentes opérations dans la mesure où il a tous les renseignements au sujet d'une situation problématique, toutes les données concernant chacun des objectifs identifiés, adopte une approche logique et systématique lors de la prise de décision, et, enfin, qu'il n'a qu'une idée en tête lorsqu'il examine plusieurs options : «la situation économique et financière de son exploitation». Par contre, «dans l'approche reliée au comportement, l'exploitant agricole ou le décideur n'a pas tous les renseignements voulus entourant une situation complexe, n'est pas toujours en mesure d'identifier toutes les options touchant à cette situation problématique, est incapable d'évaluer avec certitude les conséquences de ces options et, surtout, choisit souvent l'option qui semble pouvoir le satisfaire le mieux pour régler ses problèmes». La deuxième communication de M. Zaber Abdelouahab, chargé d'études à l'INVA, abordera «le conseil de gestion à l'exploitation agricole qui correspond surtout à une aide apportée aux agriculteurs, grâce à un diagnostic régulier, conduisant d'abord à des recommandations et ensuite à un accompagnement dans la mise en oeuvre des solutions proposées. C'est la meilleure démarche qui leur permet de définir leurs besoins, préciser leurs objectifs et maîtriser leurs actions». Mais, devant les émergences de nouveaux besoins chez les agriculteurs, liés à l'économie de marché, aux changements climatiques.., le recours à la vulgarisation et à la formation est devenu indispensable. Un sujet qui a été abordé dans la troisième communication, présentée par M. Mohamed Abdelmoutalib, directeur des études à l'INVA, qui parlera longuement du «conseil de gestion en vulgarisation agricole. Une démarche qui consiste surtout à faire parvenir aux agriculteurs les meilleures connaissances avec les meilleures explications possibles pour les meilleurs résultats sur le terrain». Cette intéressante communication sera suivie par la quatrième et dernière de ces deux journées de formation. Présentée par Madame Hadda Benmesbah, chef du service «méthodes et programmes» à l'INVA, elle s'adressera directement aux trente enquêteurs-vulgarisateurs présents et s'étalera longuement sur «les techniques d'enquête» qui doivent être basées, avant tout, sur l'établissement d'une confiance réciproque entre l'enquêteur-vulgarisateur et l'exploitant agricole. Une démarche à même d'effacer les craintes et préjugés que pourraient avoir les agriculteurs comme «l'utilisation des résultats des enquêtes à des fins fiscales», «la gêne à confier leurs affaires à un étranger à l'exploitation agricole», «les critiques possibles sur leur exploitation».. Une communication qui sera suivie justement par une «simulation d'enquête», expliquée à travers un questionnaire, par Madame Hadda Ammiar, chef du service «socio-économie rurale» à l'INVA. Des communications qui ont été à chaque fois suivies de débats riches et variés qui ont permis assurément à tous ces enquêteurs-vulgarisateurs venus des lointaines villes de Tlemcen, Souk Ahras, El-Oued, Biskra.. confronter leurs expériences vécues sur le terrain avec leurs collègues des wilayas de Sidi Bel-Abbès, El-tarf, Chlef et Médéa, tout en profitant des conseils, orientations et de l'expérience des cadres de l'Institut national de la vulgarisation agricole.
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