Medea - Revue de Presse

Blida : La patate encore elle



Les plus grands économistes et les meilleurs sociologues donneraient leur langue au chat si on leur demandait d'analyser les fluctuations du prix de la pomme de terre, ou si on leur demandait de le prévoir dans une fourchette qui obéirait à des données scientifiques avérées. En effet, et alors que tout le monde s'attendait à une baisse des prix à partir du mois de mars, ils sont restés à un niveau assez haut - entre 45 et 55 DA le kilogramme - pour que nous disions que la pomme de terre coûte trop cher. Puis, sans crier gare et alors que la pluie de mai a fait baisser le mercure, nous nous retrouvons avec une pomme de terre qui ne coûte qu'entre 25 et 32 DA pour la meilleure qualité et le plus gros calibre. Bien sûr, les prix des autres légumes ont aussi baissé, mais ceci n'explique en rien celui de la patate, puisqu'il y a à peine quelques semaines, il a plutôt grimpé malgré les prix relativement bas des légumes de saison, comme les petits-pois, les fèves ou encore les artichauts qui ne valaient pas plus de 30 à 40 DA le kilo. N'empêche que ces prix ont donné un répit à la modeste bourse de la ménagère qui pourra souffler un peu, éprouvée qu'elle était par des augmentations drastiques, ayant touché la quasi-totalité des produits de première nécessité comme l'huile qui est passée de 420 à 700 DA en quelques jours, ou encore les légumes secs ou frais et même les oeufs, le pain, le lait qui, mine de rien, a vu son prix grimper. Bien entendu, le prix du litre de lait est resté à 25 DA, mais les dérivés, comme le petit-lait (l'ben) ou les fromages et autres yaourts ont gagné plusieurs dinars. Donc, et depuis quelques jours, dans les différents marchés de la wilaya et même dans les magasins de quartiers réputés pour vendre plus cher, la pomme de terre ne coûte qu'entre 23 et 32 DA, les oignons entre 15 et 20 DA le kilo, la tomate généralement 30 DA, les carottes, navets, courgettes, betteraves et poivrons entre 25 et 35 DA, selon la qualité et l'endroit où ils sont vendus. Le haricot vert est cédé à 50 DA mais son congénère à écosser ne veut pas encore descendre au-dessous de 120 DA le kilo. Pour les fruits, et après quelques jours pendant lesquels, les commerçants essayaient de gagner le maximum, la pluie a perturbé tous leurs comptes et ils sont maintenant presque obligés de brader leurs produits pour ne pas les voir pourrir. Ainsi, nous pouvons trouver de très belles pêches entre 50 et 70 DA alors que certains proposent le petit cageot contenant près de 5 kg de petites pêches de qualité inférieure à 100 DA. Les abricots ne dépassent pas 60 DA pour les meilleurs, la grosse fraise toute rouge coûte entre 120 e 150 DA malgré sa profusion, mais les figues ont perdu plus de 50 % de leur valeur en 24 heures, à cause de la persistance de la pluie puisqu'elles sont passées de 150 à 70 et 80 DA le kilo. Les petits smicards auront donc un semblant de répit qui durera peut-être jusqu'à la fin du mois d'août, qui coïncide cette année avec le début du Ramadan que nous savons tous propice à d'autres augmentations des prix de tous les produits sans distinction.
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