«Appliquer strictement les normes deconstruction ou de réparation d'un ouvrage comme d'une bâtisse, c'est leurassurer une solidité à même de leur éviter les risques d'effondrement pouvantconduire à des pertes en vies humaines».C'est autour de cette recommandation,extrêmement importante, que s'est articulée la «Journée d'étude technique» quis'est tenue, dernièrement, au centre universitaire Docteur Yahia Farès deMédéa, à l'initiative du Contrôle technique de la construction (CTC) ducentre-Agence de Médéa, en collaboration avec l'Institut des Sciences et desTechnologies de Aïn D'heb, Médéa. Une rencontre scientifique qui a regroupé ungrand nombre d'architectes, ingénieurs, maîtres d'ouvrages, responsables debureaux d'études, entrepreneurs et organismes publics (DLEP, DUC, OPGI)exerçant dans la wilaya de Médéa, ainsi qu'un nombre appréciable d'étudianteset étudiants en sciences et technologie. Après l'allocution d'ouverture prononcée par M. Mohamed Maâmri,directeur du CTC/Centre -Agence de Médéa, dans laquelle il situera lesobjectifs de cette journée d'étude technique «qui consiste à faire prendreconscience aux intervenants dans le bâtiment, de l'utilité d'applicationrigoureuse des normes de construction», dira-t-il, ce sera au tour de M.Abdelhafidh Ouali, DLEP de la wilaya de Médéa, de donner de plus amplesorientations allant dans le même sens. «Une construction c'est pour la vie. Etconstruire ou réparer dans les règles, c'est augmenter les capacités derésistance comme celles du niveau de service ou performance mécanique d'unouvrage ou d'une bâtisse». Unejournée d'étude technique qui vient, une fois encore, attirer l'attention surles carences et autres défaillances relevées dans de nombreuses constructions,qu'elles soient, privées ou étatiques. La première communication, qui a étéprésentée par M. Abdellaoui, cadre à la direction générale du CTC-Centre, etportant sur «la composition du béton» aura eu le mérite de définir clairementles principales exigences qui doivent être satisfaites pour assurer un béton dequalité. Parmi ces dernières, l'intervenant citera: «la résistance, ladurabilité et l'économie. Ce qui veut dire en d'autres termes, assurer unmélange ciment, sable et eau, plein et comportant un minimum de vide,c'est-à-dire compact». Et M. Abdellaoui de conclure son intervention: «larésistance d'un béton dépend en très grande partie du rapport ciment-eau et dela classe du ciment justement, comme l'ont démontré plusieurs expériences».Intervenant à son tour, M. Mustapha Laliam, ingénieur en génie civil etdirecteur d'agence au CTC-Centre, parlera quant à lui de «la réparation desouvrages» dont il dira: «c'est une opération qui consiste à restituer à unouvrage ou une bâtisse, par des travaux appropriés, un niveau de service perdu.Alors que le renforcement d'un ouvrage ou d'une bâtisse consiste à augmenter leniveau de service, c'est-à-dire sa ductilité et sa résistance. Ceci en cassurtout de changement d'usage de la structure». Et le conférencier d'en donnerquelques exemples pris sur le terrain: «un bâtiment d'habitation réhabilité encentre commercial, anciens ponts soumis au trafic actuel, installation demachinerie lourde dans des bâtiments industriels qui avaient été construitspour accueillir une machinerie d'un poids inférieur...» Deux communications qui ont été suivies d'un débat au cours duquelplusieurs questions, aussi pertinentes les unes que les autres, ont été poséeset auxquelles les deux conférenciers ont apporté les meilleures réponsespossibles en s'appuyant sur des schémas ainsi que sur des diapositivesreflétant la réalité du terrain.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rabah Benaouda
Source : www.lequotidien-oran.com