Medea

MEDEA Alcool et jeux de hasard ne font pas bon ménage



Une gare ferroviaire délabrée et abandonnée,un groupe de jeunes «absorbés» comme toujours à cet endroit en find'après-midi, par de longues et chaudes parties de jeux de hasard, tout ens'adonnant démesurément à l'alcool et aux stupéfiants, une dispute à proposd'argent des coups de couteau qui sectionnent la trachée artère du dénommé A.S,âgé tout juste de 19 ans, une mort presque instantanée et les autres jeunes quise sauvent. Uneaffaire de meurtre avec préméditation et de non-dénonciation à personne endanger de mort pour laquelle comparaissaient, samedi dernier, devant letribunal criminel près la cour de justice de Médéa, les dénommés E.A aliasKamel, accusé principal, né en 1981, célibataire et sans profession, pour lepremier chef d'inculpation, et M.B, Z.M, B.M, O.E, E.T et M.G âgés entre 19 et32 ans, tous célibataires et sans profession, demeurant également à KsarEl-Boukhari, pour le deuxième chef d'inculpation. Uneaffaire dont les faits remontent, selon l'arrêt de renvoi dressé par la chambred'accusation près le tribunal de Ksar El-Boukhari, au mardi 14 février 2006,aux environs de 17h 45 au niveau de la gare ferroviaire abandonnée de la villede Ksar El-Boukhari. A la barre, l'accusé principal niera en bloc tous lesfaits qui lui étaient reprochés «je suis innocent. Je n'ai fait qu'intervenirpour séparer la victime et un autre jeune. Et c'est lui l'auteur des coups decouteau». Ce qui ne sera pas de l'avis du président du tribunal : «d'abord, ceLakhdar n'existe que dans votre imagination car il n'a jamais existé ni habitéà Derrag. Ensuite, comment expliquez-vous le fait que vous vous soyez caché,juste après le crime, sous le lit chez vous, dans une chambre obscure àlaquelle vous aviez enlevé l'ampoule, avant l'arrivée des policiers ? Etl'accusé de répondre : «j'étais recherché pour une condamnation à la prison parcoutumace». Et le président d'enchaîner : «et la tâche de sang de la victime,déterminée par analyse scientifique, sur votre blouson ? Suivra alors uneréponse que personne dans la salle n'attendait, «non, monsieur le président.C'est celle du mouton de l'Aïd. L'expertise de la police judiciaire démontrera,quant à elle, le lien entre les coups reçus par la victime sur le côté de soncou et le fait que l'accusé soit un gaucher. Et le président de conclure soninterrogatoire : «qu'en est-il du différend qui existait entre la victime etvous ? «Aucune réponse ne viendra de l'accusé. Lessix témoins appelés à la barre n'apporteront aucun élément qui aurait pu aiderà la recherche de la vérité. Et il en sera de même pour quatre des sixcoaccusés de non-assistance à personne en danger, dont les déclarations seronttotalement contradictoires par rapport à celles faites durant l'enquêtejudiciaire. Dans son réquisitoire, l'avocat général mettra l'accent sur lefait que «l'accusé ait des antécédents judiciaires, qu'il avait un différendavec la victime qui l'avait dénoncé dans une affaire de vol, la tâche de sangsur le blouson, et que la vengeance ait été par conséquent le mobile du crime.Un acte dont les faits sont établis. C'est pour toutes ces raisons que nousréclamons 15 ans de prison ferme à son encontre. Pour les autres accusés, nousréclamons 3 ans de prison ferme et 10.000 dinars d'amende pour chacun d'eux,leur responsabilité pour non-assistance à personne en danger étant établie pourquatre d'entre eux». Ce que la défense tentera de contrecarrer en s'appuyantsur le fait «qu'il n'y ait aucune preuve tangible contre le principal accuséqui vient de dire la vérité à cet honorable tribunal. C'est pourquoi nousdemandons son acquittement. Après de longues délibérations, le tribunalcriminel près la cour de justice de Médéa condamne le dénommé E.A alias kamel,à 10 ans de prison ferme et au versement de 30 millions de centimes aux parentsde la victime à titre de dommages et intérêts. Il a condamné également quatredes six autres coaccusés (Z.M, B.M, O.T et E.T) à 6 mois de prison ferme et5.000 dinars d'amende pour chacun d'eux, et prononcé l'acquittement pour M.B etM.G.
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