Medea - Revue de Presse

Médéa Le problème des routes reste posé



« La réalisation de nouvelles routes, toutautant que la modernisation de celles existantes, et la garantie de leurentretien permanent, restent le moyen le plus sûr pour l'accélération du vasteprogramme de développement qui est mené actuellement dans la wilaya de Médéa.Un développement qui ne serait complet qu'avec le désenclavement despopulations rurales de l'intérieur de la wilaya et celles des quatre communesde la région des Hauts-Plateaux». Uneconstatation, et en même temps un appel, qui apparaît en préambule dans lerapport présenté par la commission de l'APW de Médéa, chargée de l'équipementet de l'aménagement urbain, lors de la première session ordinaire pour cetteannée 2007, qui s'est tenue dernièrement. En effet, après avoir débattu quatredossiers importants (Education, Agence foncière, Soutien au développementagricole et Emploi), les élus de la wilaya de Médéa avaient à débattre, enprésence des directeurs de l'exécutif, des chefs de daïra et du wali, M.Abdelkader Zoukh, ce dossier crucial des «infrastructures de base»,c'est-à-dire les routes. Un secteur dont l'importance n'est plus à rappeleraujourd'hui dans la mesure où il constitue «la colonne vertébrale et lespoumons» de l'activité socioéconomique d'une wilaya aussi vaste que celle deMédéa qui s'étend sur plus de 8.700 km² pour une population qui dépasseactuellement les 930.000 habitants. Avec un réseau routier global de 3.903 km,dont 568 km de routes nationales, 977 km de routes départementales et 2.358 kmde routes communales, qui se caractérise par un taux de dégradation qui varieentre 25 et 56% (R.N.= 25%, R.D.= 28% et R.C.= 56%), la wilaya de Médéa faitface à de nombreuses difficultés liées justement à sa situation géographique:un relief souvent difficile au nord et saharien au sud. Des dégradations quisont la conséquence de la décennie noire d'une part et, d'autre part, del'absence d'un budget conséquent pour un entretien efficace de ce réseau, quece soit pour les routes nationales, celles départementales ou, avec encore plusd'acuité, pour les routes communales qui accusent le plus lourd taux dedégradation avec 56%. D'où l'extrême urgence d'une meilleure prise en charge deson réseau routier avec un renforcement adéquat des moyens financiersnécessaires.Certes, des progrès tangibles ont étéenregistrés entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2006, par la directiondes Travaux publics (DTP) de la wilaya de Médéa, selon son directeur, M. MoussaSala, qui se résument en la mise en chantier de plus d'une centaine de projetsà travers la wilaya qui se sont traduits notamment par la réception de 209 kmde routes nationales, 116 km de routes départementales, 42 km de routescommunales auxquelles s'ajoutent des ponts, des solutions apportées sur despoints de glissement de terrain, la construction de maisons cantonnièreschargées de l'entretien des routes et de l'intervention lors des catastrophesnaturelles, la classification de 105 km de routes départementales en routesnationales, la mise en service de 13 stations d'enrobé (granulat recouvert debitume destiné au revêtement de la chaussée), la pose de 700 plaques designalisation et de plus de 5.000 autres concernant les destinations et autresindications... Sans pour autant parvenir à une solution définitive au nombretoujours préoccupant des accidents de la route qui caractérisent les principauxaxes routiers, à grande circulation, de la wilaya et notamment les RN n° 1, 8,18 et 40 ainsi que celles départementales n° 21, 51 et 87. Ceci s'expliquantpar la multiplication des groupements d'habitations, le facteur démographique,le développement rapide du parc automobile. Sans oublier le facteur humain quireste néanmoins le premier responsable de cette hécatombe sur les routes de lawilaya, à travers le non-respect des règles de conduite. Comme il est prévu, aucours de cette année 2007, d'autres réalisations entrant dans le cadre duprogramme quinquennal 2005-2009, décidé par le président de la République, avec240 km de routes nationales, 165 km de route départementales et 66 km de routescommunales. Comme il est également prévu la construction de nouveaux ponts, 17maisons cantonnières, la prise en charge de 09 points noirs, l'achat de 02chasse-neige...Cependant, de nombreuses entraves àl'accomplissement de ce programme de développement du réseau routier de lawilaya de Médéa persistent encore. Elles vont de l'insuffisance criante desmatériaux de construction noirs à l'inadéquation entre le budget accordé et lenombre de kilomètres à réaliser, en passant par le peu d'entreprises localesqualifiées et capables de réaliser les projets dans les délais prévus, lemanque d'entretien des routes communales qui reste du seul ressort des APC,l'insuffisance de l'enveloppe financière destinée au réaménagement des routesdépartementales situées au nord et au nord-est de la wilaya.Et c'est en tenant compte de toute cesinsuffisances et autres défaillances que vont les propositions de M. MoussaSala, directeur des travaux publics (DTP) de la wilaya, avec notammentl'ouverture et l'exploitation de nouvelles carrières, l'encouragement à l'investissementdans les matériaux de construction noirs, l'encouragement au partenariat avecles entreprises étrangères pour plus d'efficacité, le réaménagement decertaines routes nationales (n° 8, 18 et 40) avec un élargissement, voire undédoublement, qui leur permettraient une plus grande fluidité et une plusgrande capacité d'accueil des véhicules.Des propositions relayées par lesrecommandations de la commission de l'APW de Médéa, chargée de l'équipement etde l'aménagement urbain, relatives, entre autres, à l'adoption d'une stratégieadéquate pour une meilleure prise en charge des routes communales, l'obligationpour toutes les entreprises, appelées à intervenir sur les routes de la wilaya,de respecter les normes techniques de réalisation, d'équipement et d'entretien,la nécessité de classification de certaines routes communales en routesdépartementales, d'autres routes départementales en routes nationales. Unesérie de recommandations qui se termine par l'invitation adressée à M. AmarGhoul, ministre des Travaux publics, à visiter la wilaya de Médéa et s'enquérirsur place de la situation très préoccupante des routes communales surtout dontse plaignent les citoyens, que ce soit dans le chef-lieu de wilaya ou danstoutes les autres daïras.
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