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Les deux atouts ignorés de l'économie nationale



La Chambre algérienne du commerce et de l'industrie (Caci) compte s'impliquer davantage dans la sphère économique nationale. Est-ce à dire par là qu'elle n'a pas été jusqu'ici assez offensive, voire même inefficace' Selon Abderrahmane Hadef, vice- président de la Caci, la chambre «s'est éloignée quelque peu de sa mission». Un aveu que ce dernier a fait lors de son passage, hier, sur les ondes de Radio nationale Chaîne 3. Devant cet état de fait, le vice-président a indiqué que la nouvelle équipe dirigeante de la Caci qui, depuis son installation, a mis en place un programme ambitieux «pour en tout cas donner plus de présence et d'efficacité à celle-ci et ainsi démontrer qu'elle est un acteur incontournable dans l'animation de la sphère économique nationale» a-t-il souligné. Et d'ajouter dans ce sens: «Dans ce but nous menons des activités, que ce soit dans l'interne ou dans l'externe, afin de donner une meilleure visibilité aux opérateurs économiques ainsi qu'aux investisseurs». En somme, selon ce responsable, c'est tout un programme de diplomatie économique qui est en train d'être mis en place, «lequel a commencé à donner des résultats sur le terrain et pour preuve, le nombre important de délégations d'hommes d'affaires étrangers qui viennent en Algérie et vice versa», a révélé l'invité de la Chaîne 3. A propos de diplomatie économique, il a ajouté qu'elle est nécessaire. «Si l'on veut faire connaître notre potentiel de production et également s'inscrire dans la dynamique de diversifier notre économie, comme l'a souvent exhorté le président de la République Abdelaziz Bouteflika», a expliqué Abderrahmane Hadef. Interrogé sur la question du partenariat avec les Turcs dont le président est en visite en Algérie, notamment dans la filière textile, le numéro 2 de la Caci a rappelé que la filière textile, qui était moribonde, va renaître chez nous et cela grâce à l'entrée en production du futur grand complexe textile implanté dans la wilaya de Relizane, fruit d'un partenariat algéro-turc. Comme il a tenu à dire qu'«à travers ce partenariat, l'Algérie a tout à gagner dans la mesure où nous avons constaté que chez le partenaire turc il y a une réelle volonté d'investir dans le marché du textile algérien». Autre filière soulevée par l'animatrice de l'émission radiophonique: celle de la chaussure. Une filière qui a perdu près de 90% de parts de marché' Pour y remédier, qu'y a-t-il lieu de faire' Hadef qui est aussi président de la Chambre de commerce et d'industrie de la wilaya de Médéa où sont implantées de grandes fabriques de chaussures, a répondu: «Nous plaidons auprès des pouvoirs publics pour la création de plusieurs zones industrielles entièrement dédiées à la filière chaussure en amont et en aval de la production de la chaussure. C'est d'autant plus tout à fait indiqué, compte tenu de l'existence d'un véritable potentiel qui ne demande qu' à être exploité». Toujours à propos de la filière chaussure et en termes d'objectifs à atteindre, le vice-président a avancé: «Après écoute des grands producteurs des wilayas de Tlemcen, Oran, Médéa, Alger, l'offre nationale en chaussures sera à moyen terme de 25%.» Rappelons au passage que la facture d'importation en effets vestimentaires et chaussures s'élève à 4 milliards de dollars par an, un montant qui pourrait diminuer à condition, selon Hadef, «que les producteurs se mettent à niveau par rapport à ce qui ce fait ailleurs et que les gros importateurs se convertissent en producteurs locaux. Comment' en convaincant leurs fournisseurs de venir travailler en partenariat avec eux en Algérie», et de poursuivre dans ce même ordre d'idées: «Comme il faudra par ailleurs créer des cycles de formation de stylistes et de modélistes. C'est la seule manière pour que nos industries du textile et de la chaussure puissent reprendre leur place et pourquoi pas, exporter.» Il suffit pour s'en convaincre de prendre l'exemple de la Turquie qui d'importatrice est devenue grande exportatrice (80 milliards de dollars d'exportations de produit manufacturiers par an). Et du coup, ça peut devenir un modèle à suivre». Le vice-président de la Caci est revenu en fin d'émission sur les actions que compte mener son institution «et en priorité de «réactiver tous les conseils d'affaires, sans lesquels rien ne peut se faire en matière de partenariat».
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