Pour rendre hommage à Azzedine Meddour et à une partie de son équipe, disparue lors du tournage de La montagne de Baya, les responsables de la 12e édition du Festival du film amazigh ont eu l'ingénieuse idée de projeter ce long métrage devant les malades de l'hôpital psychiatrique Fernane- Hanafi, de Oued Aïssi, à Tizi-Ouzou.
La discipline dont a fait preuve, durant toute la durée de la projection de La montagne de Baya, la centaine de patients a étonné plus d'un. Présent, hors compétition, à l'édition de cette année, le film d'Azzedine Meddour est un témoignage historique. Au début du siècle dernier, tout un village de Kabylie a été contraint de fuir l'oppression française. Baya incarne l'obstination infatigable d'une certaine forme d'honneur. Cette capacité à résister, en restant fidèle à ses traditions, sa langue et son système de pensée, l'intransigeance de Baya, a valeur d'expérience de tout un peuple. Pour le Dr Hamid Adane, président du conseil médical et médecin chef à l'EHS de Oued-Aïssi, «c'est bénéfique pour le malade, c'est une activité occupationnelle et elle permet la réinsertion sur le plan social. Elle permet aussi de renforcer la personnalité du patient. C'est une activité qui peut entrer dans le cadre d'une activité d'ergothérapie». Le directeur de l'établissement, pour sa part, a tenu à remercier les responsables du festival de «cette importance qu'ils ont accordé aux malades. Pour nous, il, c'est aussi une manière de casser la routine». Pour Hadjira Oubachir, animatrice et productrice radio et détentrice du 1er rôle féminin dans Macahu. «C'est une très bonne initiative, c'est une thérapie ; on donne de la joie aux malades.»
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Bougdal
Source : www.lesoirdalgerie.com