Medea - Revue de Presse

Ces vieux qu'on ose abandonner



Le 27 avril de chaque année représente unedate, peut-être beaucoup plus importante que toutes les autres, qui porte lesymbole de tout ce qui est le plus cher au monde: ces personnes âgées, hommeset femmes qui ont été, à quelques exceptions près, les piliers de toute unefamille. Ces personnes, nos parents, qui, toute une vie durant se sontsacrifiées en se donnant corps et âme à leurs enfants, à leurs familles. Aussi bien ceux et celles qui ont eu lachance de fonder un foyer et d'avoir des enfants que ceux et celles que lesvicissitudes de la vie n'ont pas gâtés. Des personnes âgées dont une partie seretrouve malheureusement abandonnée, au crépuscule de la vie, dans les centreset autres foyers de vieillesse, lorsque ce n'est pas carrément dans la rue. Desparents qui ont énormément de droits sur leurs enfants, en particulier, et surla société en général et envers qui ces derniers ont par conséquent énormémentde devoirs. Des parents dont le seul «tort» est d'avoir vieilli et, comble del'ingratitude de la part d'un certain nombre de descendants, de n'être plusutiles! Ces personnes âgées qui constituent cette frange de la population quivient quelque temps après celle dite du «Troisième âge», une période qui reste caractériséepar la cessation de toute activité professionnelle, c'est-à-dire la retraite.Aussi, un lendemain de leur fête nationale célébrée hier et qui a coïncidé,cette année, avec un jour de grande piété et qui est toujours l'occasion pournous rappeler les véritables valeurs et préceptes de notre religion, dont ceux,justement, qui accordent une place de choix à cette frange de la population,notre devoir à tous est d'avoir une pensée sincère envers toutes celles et tousceux qui ont aujourd'hui la «chance» d'être acceptés et de bénéficier de lachaleur indispensable de la famille, et beaucoup plus envers celles et ceux qui«remplissent» aujourd'hui les nombreux centres et foyers de vieillesse àtravers le pays. Et dont le foyer pour personnes âgées ou handicapées (FPAH) deBenchicao, dans la wilaya de Médéa, en est un. Situé sur le territoire d'unecommune distante de 20 km au sud de Médéa, le chef-lieu de wilaya, et qui resteconnue pour son célèbre col qui culmine à 1.248 m d'altitude ainsi que pour sesnon moins célèbres coteaux de vignobles, ce foyer accueille aujourd'hui 38pensionnaires: 11 femmes et 27 hommes. Inauguré le 03 août 2004, etopérationnel depuis cette date, ce centre accueille les personnes âgées de plusde 60 ans, sans attaches familiales et le plus souvent «rejetées» par leursfamilles.A la veille de ce vendredi, comme lors desdeux précédentes années le 27 avril, une cérémonie récréative y a été organiséepar les responsables de ce foyer et qui a été rehaussée par la présence des autoritéslocales de Benchichao et celles de la daïra d'Ouzera dont relève cette commune.Deux heures durant, ces personnes âgées se sont donné à coeur joie en faisant,visiblement, contre mauvaise fortune bon coeur, en dansant et en claquant desmains au rythme de la zorna et autres chansons du terroir. Une cérémonie àl'issue de laquelle ces pensionnaires ont reçu des cadeaux sous forme devêtements, parfums et autres articles de toilette. Un geste qui est allé droitau coeur de ces personnes âgées.
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