Selon des sources sûres, un officier de police exerçant à la sûreté de wilaya de Laghouat s'est suicidé dans la nuit de lundi à mardi, dans sa chambre au célibatorium. Originaire de la wilaya de Annaba, il s'est donné la mort en usant de son arme de service, un Beretta.
Dans la wilaya de Constantine, c'est un policier affilié à la sûreté de wilaya qui a également utilisé, hier matin, son arme de service du même type contre le médecin chargé de l'unité de contrôle médical de la sûreté de la cité Bellevue. Agé de 42 ans, le premier, selon son entourage, ne souffrait d'aucun mal apparent. D'ailleurs, son acte a suscité des interrogations dans son entourage professionnel. Le second, quant à lui, a accompli son forfait après que le médecin ait refusé de lui délivrer un certificat d'incapacité physique. Agé de 30 ans, l'agent de l'ordre public s'est présenté, selon nos sources, à l'unité médicale mardi matin avec l'espoir de se voir délivrer un arrêt de travail. C'est parce que son état physique ne présentait pas d'indisposition valable que Lahlah Djamel, le médecin, lui a prescrit seulement des fortifiants.Ce qui ne répondait pas aux attentes du patient qui, devant la fermeté de son toubib, a usé de son arme à feu à bout portant, la balle a traversé son épaule gauche avant de se loger dans le mur de la salle de consultation. Immédiatement, la victime a été transférée au service des urgences de l'hôpital Ibn Badis. Le policier à la gâchette facile quant à lui, s'est constitué prisonnier. Ces actes indélicats interviennent après que Ali Tounsi ait dépêché une commission nationale à l'effet d'établir un rapport détaillé sur les problèmes psychologiques, professionnels et sociaux auxquels sont confrontés les agents et officiers de police. Pour ce faire, les enquêteurs ont soumis à ces derniers un questionnaire comptant 200 questions traitant de toute la problématique susceptible d'affecter la psychologie des hommes en bleu. Ainsi, leur avis est sollicité sur les conditions de travail, l'exposition à des pressions hiérarchiques, l'ambiance professionnelle, le salaire, le logement, les conditions familiales, etc.Ce formulaire a été établi par des experts en psychologie en milieu professionnel et notamment en psychotechnique. Il y est prévu également des séances d'écoute, assorties de rencontres individuelles et collectives avec le personnel, tous grades confondus. Des réunions qui seront même documentées dans le but de brosser un tableau général de la situation psychologique des policiers qui, faut-il le souligner, est mal en point.A nos lecteurs : Un incident technique a empêché la parution de la chronique « Point zéro » de Chawki Amari. Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M. F. Gaïdi
Source : www.elwatan.com