Laghouat - A la une

Témoignage : Diplômé chômeurUn statut dur à porter



Témoignage : Diplômé chômeurUn statut dur à porter
Le diplôme reste le meilleur moyen d'échapper au chômage. C'est du moins ce que pensait Hamid, ingénieur. à 25 ans, ce diplômé peine à trouver un emploi. Pourtant, ce n'est ni par mauvaise volonté ni faute d'avoir essayé, en tapant à toutes les portes. "Nous voyons dans notre société que le phénomène de corruption est flagrant. Précision : après avoir eu mon diplôme j'ai réalisé pas mal d'entretiens d'embauche, mais toujours on me trouve le moindre détail qui me claque la porte de l'admission en pleine figure, alors que d'autres personnes qui n'ont aucune aptitude, aucun niveau, aucune formation, aucun diplôme finissent par décrocher le sésame." "Pour un jeune de 25 ans, ingénieur, du travail il y en a dans mon domaine, mais souvent on exige une expérience de cinq ans et plus", déplore-t-il en ajoutant qu'"il faut bien que je commence un jour, la marginalisation des jeunes diplômés a fait que le taux du chômage augmente. Quand ce n'est pas l'expérience qui est exigée, c'est l'âge, sinon il faut être fils d'un ponte". Selon lui, "pour travailler de nos jours il faut que tu connaisse le responsable de l'entreprise ou un de ses plus hauts responsables". "L'oisiveté m'a donné de mauvaises habitudes. Ne supportant plus de rester à la maison à regarder ma mère faire le ménage et préparer à manger, je sortais errer dans les rues pendant des heures d'affiliée." Hamid essaye de s'accrocher : "Comme tout jeune Algérien, je songe à mon avenir bien sûr, et qui évoque avenir dit bouleau stable et bien rémunéré." Mais il reste convaincu que, tôt ou tard, il sera obligé de faire comme les autres. Accepter n'importe quel "boulot" ou envisager de tenter sa chance à l'étranger." Surtout que, ajoute-t-il "les statistiques confirment que la majorité des jeunes diplômés algériens ne parviennent pas à obtenir ce qu'il méritent". Hamid est révolté à l'idée qu'un ingénieur ou un médecin soit en chômage. "On dirait une blague." Il est d'autant plus révolté que de jeunes ingénieurs ou médecins sont inscrits au filet social et en préemploi. "Et que dire d'un médecin qui travaille hors de son domaine dans un call center !" Malheureusement c'est la triste vérité. Le cas de Hamid n'est pas unique. Ils sont des milliers de Hamid à ne pas savoir quoi faire de leur diplôme. Dans la ville de Laghouat, il y a quelques mois, des jeunes se sont rassemblés devant le siège de l'Agence nationale de l'emploi (Anem) pour brûler leurs diplômes. Une action symbolique pour interpeller les plus hautes autorités de l'Etat.S. S
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