
Les porteurs de projets dans le cadre du dispositif Ansej (Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes) en difficultés financières n'ont pas à se faire de souci. Ils peuvent solliciter et obtenir un rééchelonnement de leurs dettes bancaires.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir)- C'est ce que le ministre des Finances soutient. Intervenant, jeudi, dans le cadre d'une séance de questions orales au Conseil de la Nation, Hadji Baba Ammi a estimé que même si l'Ansej ne dispose pas d'un mécanisme pour traiter les projets en difficultés financières, les banques pouvaient traiter au cas par cas les dossiers des jeunes porteurs de projets désireux de relancer leurs projets. Des porteurs de projets qui doivent, ceci dit, s'engager à rembourser une partie des redevances avec un taux qui sera fixé de commun accord avec la banque, et de ne pas avoir sollicité le Fonds de garantie des crédits (FGAR) pour indemnisation. Aussi, ces jeunes promoteurs en difficultés financières doivent disposer d'équipements financés par crédit bancaire au niveau de l'entreprise et ne doivent pas avoir fait l'objet d'une transaction commerciale.Sur un tout autre plan, le ministre des Finances a démenti tout licenciement de femmes douanières pour port du voile dans la wilaya de Laghouat comme rapportés ici et là . «La Direction générale des douanes (DGD) n'a licencié aucune travailleuse à cause de sa tenue», estimant que «l'équité homme/femme dans les droits et devoirs est un principe constitutionnel». Dont le port de l'uniforme pendant l'accomplissement de leurs missions, conformément à l'article 39 de la loi 207-79 de juillet 1979, portant code des douanes amendé et complété, a ajouté le ministre. Ceci non sans qu'il rappelle que la DGD est une «institution officielle régie par les lois de la République».Pour sa part, le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement a fait part de nouveaux mécanismes pour amener les agriculteurs à économiser l'eau d'irrigation notamment celle des puits.Abdelkader Ouali a signifié, lors de la même séance de questions orales à la Chambre haute du Parlement, qu'en vertu de cette réglementation, les agriculteurs devront rendre des comptes quant à la quantité d'eau des puits utilisée pour l'irrigation des périmètres exploités. «Nous devons poursuivre les efforts consentis depuis des années au sein du secteur en procédant à la généralisation des techniques de pointe, ce qui permettra une meilleure utilisation de cette ressource et une meilleure lutte contre le gaspillage et l'entretien des projets réalisés», a soutenu le ministre, mettant le doigt sur le fléau du gaspillage de l'eau d'irrigation dont il plaide pour la rationalisation de l'usage. Et d'étayer son propos en affirmant que «l'économie de 20 % d'eau pour l'irrigation d'un hectare permettra d'irriguer la moitié d'un autre hectare».De son côté, le Premier ministre a soutenu que le projet de réalisation de 50 entrepèts frigorifiques au niveau national a pour objectif «d'augmenter les capacités de stockage et d'absorber le surplus de production agricole, en vue d'asseoir un équilibre entre l'offre et la demande». Un projet d'un coût de plus de 36 milliards de dinars financé sur un crédit d'investissement à taux bonifié, adopté par le Conseil des participations de l'Etat (CPE) en 2013, confié à la société nationale de froid, Frigomedit qui porte sur la réalisation de 50 entrepèts frigorifiques d'une capacité de 350 000 m3 au niveau national pour un coût de 36,6 milliards de dinars, financé par un crédit d'investissement à taux bonifié, adopté par le Conseil des participations de l'Etat (CPE) en 2013». Il est prévu la réception de 8 entrepèts frigorifiques d'une capacité de 118 000 m3 à Tiaret, Blida, El-Oued, Laghouat, Chlef, Adrar et Ghardaà'a l'année en cours dans l'attente de la réception des autres en 2018 à In Salah, Ghardaà'a, Médéa, Béchar, Oran, Touggourt, Bordj-Bou-Arréridj, Tébessa, Tissemsilt, M'sila et Tindouf.Un projet ambitieux qui s'ajoute à l'autre projet de réaménagement de 39 entrepèts frigorifiques d'une capacité globale de 350 000 m3, achevée à travers «le transfert des avoirs des entreprises de froids dissoutes».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com