La caravane a pris la route. Elle se dirige vers Ghardaïa. L'objectif : créer des ?uvres d'art avec des jeunes en compagnie d'artistes et surtout avec les moyens du bord. Récit d'un carnet de voyage...Bientôt ceux qui voyagent sur la RN1 pourront, tout au long des 2400 km, admirer une exposition d'?uvres photographiques ! Des photos collées sur des placards géants installés avec l'aide des habitants des abords de cette plus vielle et longue route d'Afrique. D'où viennent ces photos '
C'est le travail accompli par de jeunes de Laghouat, Ghardaïa, El Ménéa, In Salah et Tamanrasset. Le projet Massar 1 cible ces jeunes en ouvrant des ateliers de formation, ils se déplaceront ensuite sur des lieux où ils pourront réaliser des ?uvres avec? presque rien. Des matériaux minéraux, végétaux, organiques, os, peaux, déchets? tout est utilisé. Puis vient la création, pas besoin de matériaux de dessin, d'art plastique ou d'autres articles sophistiqués.
C'est comme lors de l'expérience de 2016 à Alger, où de jeunes enfants ont réalisé des ?uvres artistiques avec des déchets? Ce projet Massar 1 en est une continuité. Le tracé est clair. Actuellement, la caravane a posé ses bagages à Laghouat. C'est une sorte de carnet de bord. Après un projet pilote à Alger, la caravane vient de quitter Laghouat pour s'installer à Ghardaïa. Elle prendra la route dimanche en direction d'El Ménéa, où elle restera jusqu'au 29.
Elle séjournera aussi une semaine à In Salah à partir du 1er octobre. Puis destination finale : Tamanrasset, du 8 au 13 octobre. Chapoté par l'association Sauvons La Casbah, le projet vise à implanter des ateliers de formation pour la réalisation d'?uvres avec des matériaux existant dans chaque région.
Autrement dit, ces ateliers artistiques à portée socio-éducative sont disponibles aux jeunes. Et leurs contenus théorique et technique sont en lien avec des matières telles que l'histoire-géographie, les arts plastiques et l'éducation civique. Les ateliers sont ouverts de la matinée, et à la fin de la journée, les jeunes se déplaceront sur les lieux où ils réaliseront leurs ouvrages. Lors des ateliers, explique Tinhinane Kerchouchou, «les jeunes apprendront l'art plastique et les techniques photo- graphiques».
Ils mettront en quelque sorte en scène le vécu de leur ville, de ses abords et plus largement de leur région. «Par la mise en espace de leur quotidien et des mythes et histoires de leur région au moyen d'installations artistiques puis de leur fixation photographique, le désert sera à la fois sujet et support de leur expression», explique encore Tinhinane. Les jeunes seront accompagnés par un archéologue et un historien. Surprise, découverte et aventure assurées. La surprise est aussi la découverte de talents.
Les initiateurs de cette démarche ont choisi des jeunes au hasard et ils sont tombés «sur des perles et de petits artistes». Des douées en théâtre, poésie et chant? des jeunes qui ont juste besoin d'être orientés, cadrés et encadrés pour exprimer leur don. A Laghouat, les jeunes choisis viennent des différents lycées de la ville. «Le but est aussi de créer un réseau entre les différents jeunes et associations, créateurs dans le secteur de la culture», selon Tinhinane.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nassima Oulebsir
Source : www.elwatan.com