
Les contestataires se sont insurgés contre la suppression du droit aux retraites proportionnelle et anticipée sans tenir compte de leurs conditions de travail très pénibles dans cette région du pays.Contestant les mesures prises lors de la dernière tripartite et entérinées récemment par le Conseil des ministres, les travailleurs de la Sonatrach, division production de Hassi-R'mel, l'un des plus importants champs gaziers du monde, situé à quelque 120 kilomètres au sud de Laghouat, ont boycotté les restaurants en refusant de prendre le déjeuner de dimanche passé. Quant à ceux exerçant dans les usines éloignées, ils ont tout simplement retourné les gamelles pleines, à l'envoyeur.En effet, comme un seul homme, les travailleurs ont montré, une fois de plus, leur détermination à arracher leurs droits socioprofessionnels, notamment le droit à la retraite anticipée et la retraite sans condition d'âge. Selon les contestataires, les travailleurs du Sud, qui ne cessent de subir l'isolement, les pressions psychologiques et les risques pour leur santé liés notamment à la pollution atmosphérique et les conditions climatiques, estiment que la décision du gouvernement se veut être une remise en cause d'un droit chèrement acquis, qui n'est autre que le droit à la retraite anticipée.À travers leur action, les contestataires se sont insurgés contre la suppression du droit aux retraites proportionnelle et anticipée sans tenir compte de leurs conditions de travail très pénibles dans cette région du pays. Ils réclament un statut particulier des travailleurs pétroliers et gaziers exerçant dans les régions du Sud. Car, estiment-ils, "la suppression de ce droit n'arrange ni les intérêts des travailleurs ni ceux de l'entreprise puisque celle-ci continue à enregistrer une saignée de ses personnels experts". Et que "si l'on veut préserver ce qui reste des compétences à Sonatrach qui ne cessent d'être sollicitées par des compagnies étrangères, notamment celles installées dans les pays du Golfe, il est urgent de les retenir en leur octroyant des salaires conséquents et leur exprimer de la considération".Ils estiment que "les mesures prises par la tripartite sont une fausse solution à un vrai problème" et que "si l'on veut préserver ce qui reste des compétences à Sonatrach qui ne cessent d'être sollicitées par des compagnies étrangères dont les offres ne se refusent pas, il y a lieu de les retenir en leur octroyant des salaires conséquents selon leur compétence. Car ce n'est pas par ordonnances interposées que l'on mettra un terme à cette hémorragie".La déception est grande dans la zone industrielle de Hassi-R'mel, l'un des plus importants poumons économiques du pays à côté de Hassi-Messaoud. L'effet de propagation du rejet de cette décision touchant les autres sociétés pétrolières et parapétrolières du Sud est à craindre.Rappelons, enfin, que le territoire de la daïra de Hassi-R'mel relevant de la wilaya de Laghouat, qui s'étend sur une superficie de 4 200 km2, a été déclaré zone à risques majeurs par le décret exécutif n°05-476 du 20 décembre 2005. D'où l'insistance des travailleurs sur la pénibilité de leur métier dans cette zone.Y. S.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salami Youcef
Source : www.liberte-algerie.com