
«Il ne s'agit pas de changer les hommes, mais de revoir tout le mode de fonctionnement du système», a-t-il préconisé.Depuis 48 heures, l'ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche, occupe le devant de la scène médiatique. Après avoir essuyé les salves de Sid Ahmed Ghozali, M. Hamrouche sort de sa réserve mais ne réplique pas. Il pointe son arme vers... le ciel et tire des coups de sommation: le pays est menacé avertit-il. Dans une rencontre qu'il a organisée au journal arabophone El Hiwar, celui qu'on surnomme «le père des réformes» a estimé que «les débats byzantins qui marquent actuellement la scène politique n'ont d'autre but que de garder le statu quo et les hommes à leur place» sans changement dans les mécanismes de fonctionnement de la gouvernance. Cette règle, regrette-t-il, érigée en statut immuable «a brisé des carrières, barré la route à des volontés sincères et des choix politiques et économiques d'arriver à leur objectif». Pour M.Hamrouche, le pays affronte aujourd'hui deux dangers. Le premier consiste selon lui en une confrontation et des luttes de ceux qui maintiennent le statu quo.«Ceux-là pensent que la pérennité du régime nécessite juste un changement des hommes».Ce qui est, aux yeux de l'ancien chef de gouvernement, une source de danger sans qu'il ne s'étale pour en donner les explications. Le second danger, craint toujours par M.Hamrouche, est le manque d'une solution alternative économique à la baisse des exportations et des prix des hydrocarbures. Ce constat n'est pas nouveau aussi bien dans la scène politique que dans les colonnes de la presse nationale. Là encore le conférencier ne s'est pas attardé sur les solutions qu'il juge adéquates pour la situation, il s'est contenté de ce constat. Interrogé sur les changements effectués dernièrement à la tête de la direction des services de renseignements, Mouloud Hamrouche semblait satisfait même si encore une fois il a relevé le fait que la permutation des hommes n'est pas une bonne solution. «Les changements ne sont qu'au niveau des personnes même si au sein du MDN, ce mouvement a touché certaines structures, ce qui est une chose excellente». Seulement, nuance-t-il encore, «le pays a besoin du changement des mécanismes essentiels, que sont les mécanismes politiques et économiques». La dernière sortie de M.Hamrouche, remonte au 5 septembre dernier à Laghouat quand il a déclaré lors d'une rencontre avec des intellectuels et des anciens moudjahidine de cette wilaya qu' «il n'y a pas de conflit au sommet de l'Etat» parlant des changements au niveau du DRS. «Les arrangements et les réformes que connaissent certaines institutions sont tout à fait ordinaires et normaux. Il s'agit même d'une nécessité imposée aussi bien par la conjoncture et les institutions elles-mêmes à la lumière des changements qui interviennent au plan national et international», a-t-il souligné.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim TAKHEROUBT
Source : www.lexpressiondz.com