Les tergiversations du FFS
La date de la tenue des élections partielles en Kabylie et dans certaines communes d?autres wilayas du pays est fixée au 24 novembre prochain. En dépit de la protestation enclenchée par le FFS au lendemain de l?adoption, par le Conseil des ministres du 17 juillet dernier, de l?ordonnance portant dissolution des Assemblées élues, notamment dans les wilayas de la Kabylie, le gouvernement n?a pas reculé. Le parti de Hocine Aït Ahmed, qui n?a pas encore clarifié sa position quant à une éventuelle participation à ce miniscrutin, est donc pris de vitesse par ce nouveau décret portant convocation du corps électoral des wilayas concernées. Le ministère de l?Intérieur qui a rendu public un communiqué suite à la publication du décret présidentiel, le 24 août dernier dans le Journal officiel, a annoncé le renouvellement de plus de 120 APC et des APW de Tizi Ouzou et de Béjaïa. Les élections concerneront en fait sept wilayas, en l?occurrence Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Boumerdès, Khenchela, Biskra et Laghouat. Le FFS participera ou ne participera pas à cette échéance des plus particulières ? La réponse sera connue jeudi prochain à l?occasion de la tenue de la réunion du conseil national du parti. Une réunion dont une grande partie sera consacrée à ce sujet. Selon Ali Laskri, premier secrétaire national du FFS, « le rendez-vous de jeudi n?a pas été programmé spécialement pour débattre de cette question ». « Cette réunion était programmée auparavant. Mais maintenant que ce décret est tombé, la question des partielles sera à l?ordre du jour », a-t-il affirmé. RENOUVELLEMENT DES STRUCTURES DU PARTI La position du parti, dira-t-il, demeure pour le moment la même, à savoir « le rejet de la dissolution des Assemblées locales issues d?un scrutin validé par le Conseil constitutionnel en octobre 2002 ». Le plus vieux parti de l?opposition, qui compte plus de 600 élus dans la région de Kabylie, va-t-il céder ses sièges en boycottant l?échéance de novembre prochain ? C?est peu probable d?autant plus que le FFS a pris le risque de participer aux échéances du 10 octobre 2002 pour, a-t-on affirmé à l?époque, ne « pas céder la gestion des affaires locales aux prédateurs ». Le parti s?est opposé alors au mouvement des archs qui avait appelé au rejet desdites élections. A l?ordre du jour de cette session du conseil national du FFS, figurent également d?autres questions d?actualité. Selon notre interlocuteur, le conseil national planchera aussi sur des questions d?ordre organique. « Nous allons évoluer l?opération de l?assainissement démocratique, c?est-à-dire le renouvellement des structures du parti », a-t-il ajouté. Pour sa part, le mouvement des archs dialoguistes semble surpris par le décret présidentiel. Selon un membre de la délégation des dialoguistes, le nombre d?APC qui seront touchées par la dissolution devrait être revu à la hausse pour inclure au moins 5 autres Assemblées communales de la wilaya de Bouira et certaines municipalités de Sétif. « Nous avons abordé le sujet avec le chef du gouvernement lors du dernier round de dialogue. Il a pris note et promis de prendre en charge le problème. Aujourd?hui, nous sommes étonnés. Nous n?allons pas céder sur ce point », a déclaré ce délégué. La mission des dialoguistes a tenu une réunion de concertation, hier soir, pour débattre spécialement de ce sujet.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Madjid Makedhi
Source : www.elwatan.com