L'Algérie, le pays des protestations et des émeutes».
C'est le constat établi par les participants au séminaire national sur «le phénomène de fermeture de la voie publique et les mécanismes de son traitement», qui s'est ouvert mardi à Laghouat. Intervenant à l'ouverture des travaux de ce séminaire, le chef du 4e commandement régional de la Gendarmerie nationale (GN), le colonel Tahar Athmani, cité par l'APS, a indiqué que les cas de fermeture de la voie publique sont passés de 977 en 2009 à 2493 cas en 2011, soit une augmentation de 160%. Pour les quatre premiers mois de l'année en cours, «elles se situent autour de 1086 cas», a-t-il ajouté.
«ces dernières années, le phénomène a pris une tendance à la hausse à l'échelle nationale», a relevé M. Athmani, lors de cette rencontre qui a regroupé des enseignants universitaires et des responsables de la Gendarmerie nationale. Pour lui, ce phénomène constitue un «problème sécuritaire, aussi bien pour les citoyens que pour les pouvoirs publics», ajoutant que «cette pratique donne lieu à une scène propice pour commettre des actes répréhensibles». «Des situations qui s'accompagnent le plus souvent de comportements hostiles et d'atteintes contre les personnes, les biens et les infrastructures», a-t-il déploré. Pour circonscrire ce phénomène, le Dr Brayak, de l'université de Laghouat, a plaidé en faveur de l'ouverture de canaux de dialogue, officiels et autres, entre les différentes catégories sociales et les responsables des institutions de l'Etat.
Selon un décompte réalisé par plusieurs médias, le pays a enregistré au moins 330 actions et mouvements de protestation en trois mois, entre le 15 janvier et le 15 avril. Par ailleurs, l'on estime qu'en moyenne1000 actions de protestation ont été enregistrées mensuellement durant l'année 2011 en Algérie. Le programme de ce séminaire national de deux jours s'articule autour de trois axes liés au «diagnostic du phénomène de la fermeture de la voie publique, ses répercussions et les mécanismes de son traitement», selon le cadre juridique garantissant les droits des différentes parties. La rencontre se fixe comme objectifs la définition des causes du phénomène ainsi que l'implication de l'Université et des institutions sociales dans l'analyse de ce phénomène, selon les organisateurs.
Le but étant d'asseoir une étude académique de la situation sociale et de rechercher des approches de traitement socio-juridique du phénomène, pour mettre la société à l'abri de ses effets négatifs, a-t-on souligné. Initiée par l'université Amar Thelidji de Laghouat, en coordination avec le 4e commandement régional de la Gendarmerie nationale, cette rencontre a donné lieu, mardi, à la projection d'un reportage filmé reflétant l'avis des citoyens, notamment les jeunes, concernant le phénomène de la fermeture de la voie publique, ainsi qu'à l'organisation d'une exposition sur les différentes missions et services de la Gendarmerie nationale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R S
Source : www.elwatan.com