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Les «indignés» de Laghouat Les citoyens maintiennent leur mobilisation



Les «indignés» de Laghouat                                    Les citoyens maintiennent leur mobilisation
La ville de Laghouat boucle aujourd'hui une semaine de protestations. La « grève de la dignité» enclenchée depuis dimanche dernier, dont le mot d'ordre a été largement suivi par la population, a pris d'autres proportions. Des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre, donnant lieu à des scènes de désolation, des blessés et des arrestations parmi les citoyens. A l'origine de l'indignation citoyenne, la contestation des listes de bénéficiaires dans le cadre du relogement des occupants d'habitat précaire. A présent, les habitants de la ville de Laghouat, qui ont entamé une grève de la faim de trois jours, exigent la libération des personnes arrêtées, le retrait de l'impressionnant dispositif de sécurité déployé dans les contours de la ville et diligenter une enquête administrative pour déloger les «faux bénéficiaires» des logements en question. Hier encore, des heurts ont été signalés, de moindre intensité toutefois, au moment où des jeunes tentaient de rallier le siège de la wilaya dans une marche pacifique. Selon des échos émanant des lieux des protestations, les manifestants réclament à présent le départ du wali et du premier responsable de la sécurité de la wilaya. Les membres de l'Assemblée populaire de wilaya (APW), de leur côté, ont joint leurs voix à celle des citoyens en réclamant une enquête sur l'opération de relogement qui a mis le feu aux poudres dans la ville de Laghouat. Bien que la tendance soit à l'accalmie, la wilaya de Laghouat, à l'instar des autres wilayas du sud du pays reste sur une poudrière. Le chômage, la malvie, la cherté de la vie conjuguée à l'érosion continuelle du pouvoir d'achat des citoyens et autres problèmes liés à l'accès à la santé, la scolarité et autres commodités d'une vie décente font craindre le pire de la part de cette population qui se sent marginalisée et délaissée. C'est le cas d'autres wilayas du sud du pays notamment où la situation n'est guère rassurante, à l'image de Ouargla qui n'en finit pas de défrayer la chronique. En effet, la situation était très tendue hier aux alentours du bureau régional de l'emploi de cette wilaya, où les chômeurs se comptent par milliers. Les services de sécurité ont bouclé toutes les issues menant à cette entité objet de toutes les convoitises des jeunes chômeurs. Pour rappel, des événements fâcheux se sont produits dans cette wilaya, où les jeunes réclamaient des postes d'emploi dans les innombrables entreprises, d'hydrocarbures entre autres, qui y siègent. Un jeune s'est même suicidé en s'immolant par le feu dans cette même wilaya de Ouargla. C'est dire que la tension reste très vive dans ces localités sensibles du pays, à défaut d'une prise en charge adéquate des revendications de cette frange de la population.
La ville de Laghouat boucle aujourd'hui une semaine de protestations. La « grève de la dignité» enclenchée depuis dimanche dernier, dont le mot d'ordre a été largement suivi par la population, a pris d'autres proportions. Des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre, donnant lieu à des scènes de désolation, des blessés et des arrestations parmi les citoyens. A l'origine de l'indignation citoyenne, la contestation des listes de bénéficiaires dans le cadre du relogement des occupants d'habitat précaire. A présent, les habitants de la ville de Laghouat, qui ont entamé une grève de la faim de trois jours, exigent la libération des personnes arrêtées, le retrait de l'impressionnant dispositif de sécurité déployé dans les contours de la ville et diligenter une enquête administrative pour déloger les «faux bénéficiaires» des logements en question. Hier encore, des heurts ont été signalés, de moindre intensité toutefois, au moment où des jeunes tentaient de rallier le siège de la wilaya dans une marche pacifique. Selon des échos émanant des lieux des protestations, les manifestants réclament à présent le départ du wali et du premier responsable de la sécurité de la wilaya. Les membres de l'Assemblée populaire de wilaya (APW), de leur côté, ont joint leurs voix à celle des citoyens en réclamant une enquête sur l'opération de relogement qui a mis le feu aux poudres dans la ville de Laghouat. Bien que la tendance soit à l'accalmie, la wilaya de Laghouat, à l'instar des autres wilayas du sud du pays reste sur une poudrière. Le chômage, la malvie, la cherté de la vie conjuguée à l'érosion continuelle du pouvoir d'achat des citoyens et autres problèmes liés à l'accès à la santé, la scolarité et autres commodités d'une vie décente font craindre le pire de la part de cette population qui se sent marginalisée et délaissée. C'est le cas d'autres wilayas du sud du pays notamment où la situation n'est guère rassurante, à l'image de Ouargla qui n'en finit pas de défrayer la chronique. En effet, la situation était très tendue hier aux alentours du bureau régional de l'emploi de cette wilaya, où les chômeurs se comptent par milliers. Les services de sécurité ont bouclé toutes les issues menant à cette entité objet de toutes les convoitises des jeunes chômeurs. Pour rappel, des événements fâcheux se sont produits dans cette wilaya, où les jeunes réclamaient des postes d'emploi dans les innombrables entreprises, d'hydrocarbures entre autres, qui y siègent. Un jeune s'est même suicidé en s'immolant par le feu dans cette même wilaya de Ouargla. C'est dire que la tension reste très vive dans ces localités sensibles du pays, à défaut d'une prise en charge adéquate des revendications de cette frange de la population.
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