
Après maintes démarches à tous les niveaux de l'administration, les citoyens expropriés ne décolèrent pas et n'hésitent pas à revenir plusieurs fois à la charge et interpellent le président de la République, afin qu'ils puissent être indemnisés."Des personnalités proches du pouvoir, touchées par les expropriations, ont reçu des compensations en catimini par l'octroi de terrains situés dans la commune de Laghouat. Ceci s'ajoute également à l'information qui circule, celle des instructions qui seraient reçues par différentes administrations afin d'inventorier les terrains occupés par les pieds-noirs avant l'indépendance, en vue d'éventuelles indemnisations".C'est ainsi que se plaignent les autochtones expropriés à Laghouat. Selon notre source, il s'agit de parcelles de terrain vendues par l'APC de l'époque aux différents secteurs étatiques afin qu'ils mettent en place des infrastructures publiques, des immeubles et des villas qui seront acquis par cessibilité par les anciens responsables et revendus par la suite à prix fort.Après maintes démarches à tous les niveaux de l'administration, les citoyens expropriés ne décolèrent pas et n'hésitent pas à revenir plusieurs fois à la charge, devant le silence des pouvoirs publics, interpellant le président de la République, afin qu'ils puissent être indemnisés.L'un d'eux, qui ne sait plus à quel saint se vouer, n'a pas manqué de nous dévoiler plusieurs courriers adressés aux autorités locales et même au plus haut niveau, mais qui sont restés sans réponse, ou alors avec des réponses expéditives. La stratégie de l'usure semble bien fonctionner désormais. "Ne s'agit-il pas, au point où en est la situation, d'une humiliation de la part des différentes institutions de l'Etat à propos des terrains appartenant à des citoyens titulaires d'actes notariés '", s'interrogent les expropriés. "Nous avons, certes, été expropriés dans l'intérêt public bien que les logements OPGI ne peuvent pas être classés dans cette catégorie, nous l'admettons, mais attendre plus d'une trentaine d'années pour finalement ne plus bénéficier de notre droit à l'indemnisation... !", s'interroge l'un des citoyens. Et un autre d'ajouter que l'engrenage bureaucratique subi par ces malheureux citoyens avait découragé leurs parents, propriétaires d'origine de ces terrains "expropriés" qui sont pour la plupart décédés et qui n'ont pas eu la possibilité de jouir de leurs biens à cause de cette injustice flagrante.Il reste, en effet, à savoir si les héritiers en feront de même. "Il ne s'agit pas de baisser les bras", affirmera-t-il, surtout que les familles nombreuses de ces propriétaires "dépossédés de leurs biens", vivent dans une situation précaire, leurs enfants sont pour la plupart des chômeurs et certains héritiers demeurent jusqu'à présent locataires de logements OPGI dans des immeubles implantés sur leurs terrains expropriés. "Qu'a fait l'administration devant cette situation ' De multiples raisons ont été avancées par les APC précédentes pour expliquer le retard, voire l'impossibilité d'indemniser ces citoyens, à savoir que, selon ces APC, la municipalité est toujours déficitaire, l'évaluation des terrains au tarif actuel risquerait, selon eux, d'alourdir le montant global des indemnisations".Ce dossier est, en effet, devenu lourd, car hérité des différentes APC successives, et n'a trouvé jusqu'à présent, aucune issue.B. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com