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Le SNMG à 18.000 DA La tripartite a tranché



Le SNMG à 18.000 DA                                    La tripartite a tranché
Revalorisation du SNMG (Salaire national minimum garanti), retraite, baisse de l'Impôt sur le revenu global (IRG), foncier agricole, situation sécuritaire et bien d'autres sujets ont été abordé, hier, par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, lors d'un point de presse tenu à l'issue des travaux de la tripartite.
Revalorisation du SNMG (Salaire national minimum garanti), retraite, baisse de l'Impôt sur le revenu global (IRG), foncier agricole, situation sécuritaire et bien d'autres sujets ont été abordé, hier, par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, lors d'un point de presse tenu à l'issue des travaux de la tripartite.
La tripartite a tranché sur le SNMG. Il sera, « à partir de janvier 2012, de 18.000 dinars au lieu des 15.000 actuels, soit une hausse de 20% », a déclaré Ahmed Ouyahia qui a reconnu qu'il reste « insuffisant quel que soit le taux de la hausse » consentis. Le Premier ministre a pris soin de souligner que le
« SNMG a augmenté de 50% en l'espace de 2 ans », rappelant dans ce contexte l'augmentation de 30% du SNMG intervenu en janvier 2010 et les mesures à caractère social prise par le gouvernement. Finalement, la tripartite n'a pas suivi l'UGTA qui ambitionnait de voir le SNMG à 20.000 DA.
Les autres questions à l'ordre du jour n'ont pas été tranchées lors de la tenue de cette rencontre. C'est le cas de l'abrogation du très controversé art 87-bis du code du travail suggérée par l'Union générale de travailleurs algériens (UGTA) au gouvernement et au patronat pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs.
Ahmed Ouyahia rappelle que l'art 87-bis fait partie du code du travail et explique que de par « ses conséquences sur les entreprises économiques », un groupe de travail a été mandaté pour évaluer les incidences de la suppression de cet article. Le Premier ministre n'a pas manqué de citer « une puissante entreprise qui traîne une dette avoisinant les 20 milliards de dinars » qui a été sauvée de la faillite et qui se retrouverait au même point de départ si on lui appliquait l'abrogation de l'art 87-bis. Autre point sur lequel la tripartite n'a pas suivi l'UGTA. La baisse de l'IRG, l'une des propositions de la Centrale syndicale au gouvernement et au patronat pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs a été rejetée. Ahmed Ouyahia explique que l'IRG « constitue une source majeure de la fiscalité ordinaire du pays ».
Cette fiscalité ne couvre même pas « les 50% des salaires versés par la Fonction publique », avoue le Premier ministre qui souligne dans ce cadre que « les recettes de cette fiscalité se chiffrent à 3.100 milliards DA tandis que les dépenses sont évalués à 7.100 milliards DA ».
Le fonds de régulation des recettes va se dégraisser, prévient-il. La question de la revalorisation de la retraite a été, elle aussi, confiée à un groupe de travail. Cette question doit être traitée sous 2 ou 3 angles, selon Ahmed Ouyahia qui souligne que « la situation financière de la Caisse nationale des retraite n'es pas bonne depuis des années », notant qu'aucun « retraité ne perçoit moins de 75% du SNMG ». Il rappelle, dans ce cadre, les différentes mesures prises par l'Etat pour la revalorisation des retraites à partir de 2006, Ahmed Ouyahia distingue les différents cas de retraités et cite ceux qui ont moins de cinq ans d'activité et auxquels la CNR verse une indemnité de solidarité qui est passé de 2.500 DA à 3.500 DA et n'exclut pas la possibilité d'augmenter le taux de cotisation de la branche retraite pour assurer à la caisse les recettes supplémentaires nécessaires à la prise en charge durable de ses obligations envers les retraités.
Il rappelle, dans ce sillage, la mesure prise par le président de la République d'augmenter la quote part de la fiscalité pétrolière qui passe de 2% à 3% et qui sera versée à la Caisse nationale de retraite.
Aide et accompagnement des entreprises : est-ce suffisant '
Concernant l'aide et l'accompagnement des entreprises économiques algériennes, il rappelle les mesures prises par le gouvernement, s'agissant de la bonification du crédit d'investissement aux PME et pour le rééchelonnement des dettes bancaires des PME en difficultés. Ces entreprises bénéficieront, a rappelé encore Ahmed Ouyahia, d'une période de différé de trois années durant laquelle le Trésor public prendra en charge les intérêts et d'un effacement, à hauteur de 50%, des agios non recouvrés. Pour les entreprises exportatrices hors hydrocarbures, il souligne que le gouvernement a décidé de relever, de 120 à 180 jours, le délai de rapatriement des recettes des exportations hors hydrocarbures, et de porter à 20% le niveau de rétrocession des devises aux exportateurs hors hydrocarbures. Il a été décidé aussi de prendre en charge le coût de l'agent extérieur et le coût de labellisation du produit exporté. Est-ce suffisant ', s'est interrogé Ahmed Ouyahia. Selon lui, ces mesures doivent être accompagnées par « une révolution des mentalités et de l'environnement administratif », soulignant que « plus de 200 mesures ont été prises en faveur de l'entreprise algérienne ». Sur la question du foncier agricole soustrait pour les besoins sociaux, d'infrastructures et d'équipements, il s'est dit que le gouvernement s'est trouvé devant « un choix crucial » pour répondre à la demande en logements pour justifier cette opération. Cependant, le Premier ministre note que la perte de ces terres agricoles est compensée par la mise en valeur des terres dans les Hauts-Plateaux, dans la région de Laghouat et Oued Souf dont la production en pomme de terre n'a rien à envier à celle produite au Nord. Et pour preuve, il souligne que le mois de ramadhan a été bien approvisionné en tous produits malgré le fait que « l'Algérie a approvisionné la Libye et la Tunisie » - de manière légale ou le fait de contrebandiers-, a-t-il précisé. Répondant à une question sur la dépénalisation de l'acte de gestion, il assure que la dépénalisation « a été faite », mais
« comme pour le salaire, il faut toujours
plus ». Il explique que « la loi a été changée mais certains disent que c'est insuffisant, bien que les juristes même sont satisfaits », soulignant que « le salaire des gestionnaires a évalué ». Ahmed Ouyahia cite le cas des SG des ministères dont les salaires sont en dessous d'un président de la SGP qui est sous la tutelle de ce même ministère. « Nous nous sommes occupés des travailleurs, nous allons nous occuper des gestionnaires, nous arriverons », a-t-il promis. Concernant l'absence des syndicats autonomes à la tripartite, Ahmed Ouyahia pose le problème de la représentativité et note que dans la Fonction publique, il y a 25 syndicats et dans le secteur économique, une compagnie aérienne nationale, la seule qui existe, a-t-il précisé (Air Algérie), est représentée par 10 syndicats. Il affirme même que certains « syndicalistes travaillent dans un secteur autre celui qu'ils représentent ». Pour le décollage économique qui n'est pas au rendez-vous, il s'est déclaré,
« pas partisan des théories économiques », indiquant qu' « on a attendu les IDE, ils ne sont pas venus, les privatisations, il n'y a pas eu de repreneurs », et souligne que « les usines sont une richesse nationale » et que
« s'il y a avait des repreneurs, on solderait les comptes ». Il remarque que Henkel marche bien, El Hadjar, petit à petit et annonce que la SNVI va signer un partenariat avec Mercedes. Pour l'outil privé, il prend en exemple le cas des USA où il y a une naissance par an de 8 millions de PME, tandis que disparaissent dans le même temps quatre millions de PME, ce qui est considéré selon lui comme « une bonne année ». Sur 380.000 entreprises qui existent en Algérie, seules 300 d'entre elles ont le statut de PME, se désole-t-il. « C'est une sociologie », explique-t-il.
Amnistie générale pour les terroristes : faux, faux !
Par ailleurs, Ahmed Ouyahia a démenti
« solennellement », l'existence d'une amnistie générale pour les terroristes, tel que rapporté par certains titres de la presse. Il a indiqué, avoir « vu sur des titres (de journaux) qu'il y avait une amnistie générale »,
« Faux, faux, sur toute la ligne, je la démens le plus solennellement du monde », a-t-il souligné, visiblement agacé. Dans ce contexte, et à une une question sur « l'échec du plan sécuritaire comme pourrait le suggérer la recrudescence des actes terroristes durant le mois de Ramadhan dernier », Ouyahia souligne que « ce plan ne réussira à 100% que lorsque nous parviendrons à éradiquer le terrorisme de manière définitive ». Enfin, le Premier ministre est revenu sur les déclarations de Aïcha Kadhafi à propos du CNT soulignant que « c'est un comportement inadmissible et pas toléré », assurant qu' «il ne se reproduira plus ».
La tripartite a tranché sur le SNMG. Il sera, « à partir de janvier 2012, de 18.000 dinars au lieu des 15.000 actuels, soit une hausse de 20% », a déclaré Ahmed Ouyahia qui a reconnu qu'il reste « insuffisant quel que soit le taux de la hausse » consentis. Le Premier ministre a pris soin de souligner que le
« SNMG a augmenté de 50% en l'espace de 2 ans », rappelant dans ce contexte l'augmentation de 30% du SNMG intervenu en janvier 2010 et les mesures à caractère social prise par le gouvernement. Finalement, la tripartite n'a pas suivi l'UGTA qui ambitionnait de voir le SNMG à 20.000 DA.
Les autres questions à l'ordre du jour n'ont pas été tranchées lors de la tenue de cette rencontre. C'est le cas de l'abrogation du très controversé art 87-bis du code du travail suggérée par l'Union générale de travailleurs algériens (UGTA) au gouvernement et au patronat pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs.
Ahmed Ouyahia rappelle que l'art 87-bis fait partie du code du travail et explique que de par « ses conséquences sur les entreprises économiques », un groupe de travail a été mandaté pour évaluer les incidences de la suppression de cet article. Le Premier ministre n'a pas manqué de citer « une puissante entreprise qui traîne une dette avoisinant les 20 milliards de dinars » qui a été sauvée de la faillite et qui se retrouverait au même point de départ si on lui appliquait l'abrogation de l'art 87-bis. Autre point sur lequel la tripartite n'a pas suivi l'UGTA. La baisse de l'IRG, l'une des propositions de la Centrale syndicale au gouvernement et au patronat pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs a été rejetée. Ahmed Ouyahia explique que l'IRG « constitue une source majeure de la fiscalité ordinaire du pays ».
Cette fiscalité ne couvre même pas « les 50% des salaires versés par la Fonction publique », avoue le Premier ministre qui souligne dans ce cadre que « les recettes de cette fiscalité se chiffrent à 3.100 milliards DA tandis que les dépenses sont évalués à 7.100 milliards DA ».
Le fonds de régulation des recettes va se dégraisser, prévient-il. La question de la revalorisation de la retraite a été, elle aussi, confiée à un groupe de travail. Cette question doit être traitée sous 2 ou 3 angles, selon Ahmed Ouyahia qui souligne que « la situation financière de la Caisse nationale des retraite n'es pas bonne depuis des années », notant qu'aucun « retraité ne perçoit moins de 75% du SNMG ». Il rappelle, dans ce cadre, les différentes mesures prises par l'Etat pour la revalorisation des retraites à partir de 2006, Ahmed Ouyahia distingue les différents cas de retraités et cite ceux qui ont moins de cinq ans d'activité et auxquels la CNR verse une indemnité de solidarité qui est passé de 2.500 DA à 3.500 DA et n'exclut pas la possibilité d'augmenter le taux de cotisation de la branche retraite pour assurer à la caisse les recettes supplémentaires nécessaires à la prise en charge durable de ses obligations envers les retraités.
Il rappelle, dans ce sillage, la mesure prise par le président de la République d'augmenter la quote part de la fiscalité pétrolière qui passe de 2% à 3% et qui sera versée à la Caisse nationale de retraite.
Aide et accompagnement des entreprises : est-ce suffisant '
Concernant l'aide et l'accompagnement des entreprises économiques algériennes, il rappelle les mesures prises par le gouvernement, s'agissant de la bonification du crédit d'investissement aux PME et pour le rééchelonnement des dettes bancaires des PME en difficultés. Ces entreprises bénéficieront, a rappelé encore Ahmed Ouyahia, d'une période de différé de trois années durant laquelle le Trésor public prendra en charge les intérêts et d'un effacement, à hauteur de 50%, des agios non recouvrés. Pour les entreprises exportatrices hors hydrocarbures, il souligne que le gouvernement a décidé de relever, de 120 à 180 jours, le délai de rapatriement des recettes des exportations hors hydrocarbures, et de porter à 20% le niveau de rétrocession des devises aux exportateurs hors hydrocarbures. Il a été décidé aussi de prendre en charge le coût de l'agent extérieur et le coût de labellisation du produit exporté. Est-ce suffisant ', s'est interrogé Ahmed Ouyahia. Selon lui, ces mesures doivent être accompagnées par « une révolution des mentalités et de l'environnement administratif », soulignant que « plus de 200 mesures ont été prises en faveur de l'entreprise algérienne ». Sur la question du foncier agricole soustrait pour les besoins sociaux, d'infrastructures et d'équipements, il s'est dit que le gouvernement s'est trouvé devant « un choix crucial » pour répondre à la demande en logements pour justifier cette opération. Cependant, le Premier ministre note que la perte de ces terres agricoles est compensée par la mise en valeur des terres dans les Hauts-Plateaux, dans la région de Laghouat et Oued Souf dont la production en pomme de terre n'a rien à envier à celle produite au Nord. Et pour preuve, il souligne que le mois de ramadhan a été bien approvisionné en tous produits malgré le fait que « l'Algérie a approvisionné la Libye et la Tunisie » - de manière légale ou le fait de contrebandiers-, a-t-il précisé. Répondant à une question sur la dépénalisation de l'acte de gestion, il assure que la dépénalisation « a été faite », mais
« comme pour le salaire, il faut toujours
plus ». Il explique que « la loi a été changée mais certains disent que c'est insuffisant, bien que les juristes même sont satisfaits », soulignant que « le salaire des gestionnaires a évalué ». Ahmed Ouyahia cite le cas des SG des ministères dont les salaires sont en dessous d'un président de la SGP qui est sous la tutelle de ce même ministère. « Nous nous sommes occupés des travailleurs, nous allons nous occuper des gestionnaires, nous arriverons », a-t-il promis. Concernant l'absence des syndicats autonomes à la tripartite, Ahmed Ouyahia pose le problème de la représentativité et note que dans la Fonction publique, il y a 25 syndicats et dans le secteur économique, une compagnie aérienne nationale, la seule qui existe, a-t-il précisé (Air Algérie), est représentée par 10 syndicats. Il affirme même que certains « syndicalistes travaillent dans un secteur autre celui qu'ils représentent ». Pour le décollage économique qui n'est pas au rendez-vous, il s'est déclaré,
« pas partisan des théories économiques », indiquant qu' « on a attendu les IDE, ils ne sont pas venus, les privatisations, il n'y a pas eu de repreneurs », et souligne que « les usines sont une richesse nationale » et que
« s'il y a avait des repreneurs, on solderait les comptes ». Il remarque que Henkel marche bien, El Hadjar, petit à petit et annonce que la SNVI va signer un partenariat avec Mercedes. Pour l'outil privé, il prend en exemple le cas des USA où il y a une naissance par an de 8 millions de PME, tandis que disparaissent dans le même temps quatre millions de PME, ce qui est considéré selon lui comme « une bonne année ». Sur 380.000 entreprises qui existent en Algérie, seules 300 d'entre elles ont le statut de PME, se désole-t-il. « C'est une sociologie », explique-t-il.
Amnistie générale pour les terroristes : faux, faux !
Par ailleurs, Ahmed Ouyahia a démenti
« solennellement », l'existence d'une amnistie générale pour les terroristes, tel que rapporté par certains titres de la presse. Il a indiqué, avoir « vu sur des titres (de journaux) qu'il y avait une amnistie générale »,
« Faux, faux, sur toute la ligne, je la démens le plus solennellement du monde », a-t-il souligné, visiblement agacé. Dans ce contexte, et à une une question sur « l'échec du plan sécuritaire comme pourrait le suggérer la recrudescence des actes terroristes durant le mois de Ramadhan dernier », Ouyahia souligne que « ce plan ne réussira à 100% que lorsque nous parviendrons à éradiquer le terrorisme de manière définitive ». Enfin, le Premier ministre est revenu sur les déclarations de Aïcha Kadhafi à propos du CNT soulignant que « c'est un comportement inadmissible et pas toléré », assurant qu' «il ne se reproduira plus ».
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