Le président de l’APC, Tahar Boucebsi, a jeté l’éponge mercredi dernier en présentant sa démission au conseil municipal. Celui-ci, à l’unanimité, a à son tour rejeté la démission de son président en exhortant celui-ci à revenir sur sa décision, jugeant celui-ci en tant que facteur de stabilité et de sagesse dans une APC composée de six formations politiques de différentes tendances.
Ancien professeur de français et directeur d’école, connu pour sa rigueur et son intégrité, Tahar Boucebsi, nous confie qu’il n’est plus en mesure de répondre à la demande des citoyens, en ce qui concerne les différents problèmes sociaux, logement, chômage et insécurité. Un déficit budgétaire assez important, malgré le voisinage de Hassi R’mel, Laghouat, qui, en fait, n’a jamais bénéficié des frais de passage du gazoduc qui traverse cette ville en plein tissu urbain et qui pourrait constituer un danger pour les populations à venir. Le chômage en pleine croissance par manque d’investissement, les problèmes de logement, le dossier lourd des indemnisations dans le cadre des réserves foncières, hérité des différentes APC, depuis des dizaines d’années et qui n’arrive pas à trouver de solution définitive. Il est à remarquer que l’APC de Laghouat ne cache pas également sa crainte de ne pouvoir assurer dans les années à venir l’entretien et la prise en charge dans le domaine de l’éclairage, l’eau potable et l’assainissement dans les différents projets grandioses réalisés ces deux dernières années. Il est vrai que dans ces études, l’APC n’est que faiblement impliquée par manque de véritable concertation par les différentes directions ou par une concertation qui va souvent dans le sens de l’approbation. Le chef de l’exécutif de l’APC a essayé de faire son bilan personnel après une année d’exercice.
Il n’hésite pas à dénoncer le manque d’outils et de prérogatives, un parc d’équipement très peu fourni pour une ville de près de 200 000 habitants, afin de fonctionner correctement dans un chef-lieu de wilaya en plein essor urbanistique et démographique. Il est vrai, précise Tahar Boucebsi, que la part du citoyen est non négligeable dans cet état de fait, faisant allusion aux différentes associations de quartier qui, pour leur part, doivent assurer la sensibilisation des citoyens dans la conservation et la protection des biens publics, du patrimoine et de l’environnement.
Signalons enfin que le wali, en apprenant le dépôt de démission du P/APC, a assuré ce dernier de son soutien et sa disposition afin de régler les différents problèmes posés par cette APC.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rachid KADA
Source : www.liberte-algerie.com