
L'association des diabétiques de Hassi-R'mel, Echifa, en collaboration avec le secteur sanitaire, a célébré la Journée mondiale du diabète jeudi dernier. Cette occasion a été mise à profit pour débattre de la pathologie du diabète et, surtout de ses complications. Le siège de l'association a abrité cette manifestation, à laquelle ont participé des médecins bénévoles aux côtés des malades diabétiques.Une campagne de sensibilisation au dépistage et aux facteurs de risque y a été organisée. La façon de se nourrir librement, l'apprentissage à contrôler sa glycémie, le dépistage et les examens de santé gratuits, les soins du pied du diabétique ont été autant d'informations que les animateurs de l'association ont tenu à fournir au grand public. Selon Aït Youcef Ramdane, président de l'association Echifa, l'objectif de cette journée est de "sensibiliser le grand public sur cette maladie qui touche une large frange de la société algérienne en général, les populations du Sud en particulier, afin de les informer sur les symptômes et les facteurs de risque", avant de préciser que "ce n'est pas le diabète en lui-même qui pose problème, mais ce sont surtout les complications qui s'ensuivent qui sont les plus dangereuses. Les complications vasculaires sont les plus importantes, suivies des atteintes de la vision et des reins, et ces pathologies reviennent très cher à l'Etat". À Hassi R'mel, 70% des cas sont atteint de diabète de type II et 30% de type I. La population la plus touchée par le diabète, selon la même source, est celle qui dépasse 40 ans. Par ailleurs, la gent féminine déclare rarement sa maladie.
Créée en 2001, l'association Echifa compte quelques
800 adhérents, dont la grande majorité exerce dans les sociétés pétrolières et parapétrolières installées dans la région. Ses problèmes de trésorerie sont récurrents. Une situation qui affecte son plan d'action envers les personnes en détresse, nous confie Aït Youcef Ramdane, avant de poursuivre que les collectivités locales et les élus ne semblent pas être suffisamment imprégnés de la culture du mouvement associatif et son apport inestimable à l'action de l'Etat. Pour renflouer la trésorerie de l'association, les subventions tardent à venir, selon lui.
B .A
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki BOUHAMAM
Source : www.liberte-algerie.com