
La présence parfois des agents de la circulation routière à elle seule ne peut en aucun cas régler le problème.Le chef-lieu de la wilaya de Laghouat, qui ne cesse de s'agrandir, a vu son parc automobile augmenter. Les citoyens et automobilistes se plaignent des interminables bouchons qui bloquent la circulation routière et qui leur empoisonnent la vie. En effet, en plus des embouteillages et des bouchons qui perturbent la circulation automobile, la pollution et le stress agressent quotidiennement le citoyen.Pour un sexagénaire autochtone, "de jour comme de nuit, on assiste à des scènes déplorables et regrettables : des dépassements par la droite, de la vitesse, des échanges d'insultes, le manque de respect, les bagarres... et pendant ce temps, les Algériens qui travaillent vraiment perdent des centaines d'heures par an dans les bouchons". De par sa position géographique qui lui donne une certaine importance mais sans incidence économique considérable, la ville de Laghouat est devenue une plaque tournante en matière de trafic routier, d'où l'afflux important de véhicules qui y transitent. Elle est chaque jour prise d'assaut par des milliers d'usagers de la route qui s'y rendent pour leurs affaires ou qui y transitent pour aller vers d'autres destinations, notamment vers des régions du grand Sud, et ce, en sus des automobilistes en farniente qui squattent H24 les routes comme pour les encombrer. Son extension est telle que le réseau routier dont elle dispose s'avère insuffisant, voire obsolète de par le grand trafic routier constaté tous les jours. Malgré les quelques infrastructures routières et les contournements et évitements réalisés ces dernières années, il apparaît à ce stade de la situation que la ville est à la limite de ses capacités pour ce qui est de l'afflux de véhicules et de la pression qu'elle subit. La présence parfois des agents de la circulation routière à elle seule ne peut en aucun cas régler le problème, aussi faut-il trouver une solution, et sans un nouveau plan de circulation et la mise en service des feux tricolores qui tarde à voir le jour, la situation ne fera qu'empirer. Pour le citoyen laghouati, la circulation est devenue infernale. Avec l'absence d'aires de stationnement et de parkings, il est quasiment impossible de se frayer une place pour se garer. Quant à circuler à l'intérieur du tissu urbain, c'est une autre histoire. En somme, la situation en matière de circulation routière à l'intérieur de la ville est compliquée. Depuis que la ville a pris de l'extension, rien ne semble être fait pour trouver une solution de rechange, en matière de nouveau programme visant l'actualisation du plan de circulation routière, et l'absence criante de plaques de signalisation et d'orientation adéquates dans le tissu urbain même rend la circulation difficile et n'arrange pas les choses. Les citoyens approchés sont unanimes : "Il y a urgence, car la ville étouffera si on ne trouve pas de solution afin de soulager le centre de la cité du flux d'automobiles. Il est grand temps pour les responsables de la sécurité routière de revoir le plan de circulation de la wilaya de Laghouat, tout particulièrement celui du centre-ville." Par ailleurs, à Laghouat, le relief relativement plat aidant, des citoyens tentent tant bien que mal de privilégier les deux-roues motorisés dans cette paisible région, notamment en milieu urbain où ils représentent l'alternative idéale aux embouteillages et aux transports en commun.BOUHAMAM AREZKI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bouhamam Arezki
Source : www.liberte-algerie.com