
En plus du manque d'eau, cette localité enregistre aussi de nombreuses insuffisances, dont l'absence de gaz de ville.Longtemps marginalisée, Bouzbaïr, une localité située à 25 km au sud du chef-lieu de la commune de Hassi R'mel, est dans un état de dégradation continu.Manque manifeste d'infrastructures routières, de structures de santé, d'administrations locales, de réseau d'assainissement et de voirie? voilà un flagrant déficit en commodités les plus élémentaires qui s'est transformé en un lourd fardeau pour une population qui a atteint les 700 habitants. «Les habitants de Bouzbaïr ne cessent de compter les insuffisances et autres manques qui leur compliquent la vie», déclare un habitant de cette localité. Cette situation qui ne fait pas réagir les responsables locaux et ne les incite pas à faire sortir cette localité déshéritée de sa torpeur ne cesse d'inquiéter ses habitants.Pourtant, la traversée de la RN1 sur Bouzbaïr n'est pas pour autant à négliger, puisqu'elle pourrait aisément stimuler le développement de cette bourgade.«On attend encore un geste qui viendra soulager cette population livrée à elle-même», ajoute notre interlocuteur. Les quelques projets lancés ces derniers temps tels qu'une salle de sport et le branchement au gaz de ville semblent insuffisants par rapport aux nombreuses doléances des citoyens de la région.Gel des permis de construireDepuis 2005, les constructions dans la localité de Bouzbaïr sont bloquées. Pourquoi ' A cause du décret exécutif n°05-476, déclarant Hassi R'mel et ses périmètres zone à risque majeur. Avant cette date, le permis de construire de cette localité avait été délivré par Ahmed Ouyahia, à l'époque chef de gouvernement. «Toute construction, réalisation ou investissement à caractère industriel, commercial, touristique, agricole ou toute autre opération qui n'est pas directement liée à l'industrie des hydrocarbures sont interdits à l'intérieur du périmètre d'exploitation du gisement de Hassi R'mel», lit-on dans ce décret. Une controverse est née en 2011 lorsque le même chef de gouvernement a envoyé une correspondance à l'actuel wali de Laghouat, dans laquelle il a amendé le décret de 2005. «On estime judicieux d'extraire la localité de Bouzbaïr de la zone à risque (?) et de lever l'interdiction de construire prescrite par le décret n°5 sus-visé, afin de faire bénéficier ses habitants de projets de développement socioéconomiques et d'infrastructures d'éducation, de santé et de jeunesse nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels», peut-on lire dans cette correspondance. Donc, toutes les autorisations avaient été données en 2011 pour étendre la viabilisation de la localité et la construction d'une nouvelle ville. Mais, sur terrain la réalité est tout autre. La cause : la correspondance de 2011 attend toujours son décret exécutif.L'eau et le gaz de ville : les revendications les plus soulevéesLes habitants de Bouzbaïr se disent délaissés et font face à d'innombrables problèmes, dont celui de l'alimentation en eau potable (AEP). Ils sont contraints de s'alimenter et d'acheter de l'eau des citernes remplies à partir des puits non contrôlés, pouvant présenter des risques sur la santé des citoyens.En effet, la localité n'est toujours pas raccordée au réseau d'AEP malgré les nombreuses démarches des habitants auprès des responsables concernés.«Nos doléances tardent à trouver une oreille attentive auprès des responsables concernés. Nous n'avons pas cessé d'interpeller les responsables sur le calvaire que notre village endure. L'eau est une priorité. Nous souffrons le martyre tant en été qu'en hiver», déclarent-ils. En plus du manque d'eau, cette localité enregistre aussi de nombreuses insuffisances, dont l'absence de gaz de ville. Les habitants sont alors contraints d'utiliser le gaz butane. «En cette période, chaque foyer consomme au moins une bouteille de gaz toutes les quarante-huit heures pour les différents besoins», expliquent-ils.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Taleb Badreddine
Source : www.elwatan.com