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L'OAIC intègre le nouveau modèle économique



L'OAIC intègre le nouveau modèle économique
L'Algérie, une forte consommatrice de céréales, ne produit que le quart de sa consommation, soit une production oscillant entre 30 à 40 millions de quintaux. Le reste est moissonné ailleurs.En 2015, 92,5 millions de quintaux ont été importés. Dans peu de temps, le pays verra ses besoins dépasser les 100 millions de quintaux, ce qui fera des algériens les plus grands clients au monde. L'Algérien consomme beaucoup de pain. Trop de pain. Au point où les abus deviennent intolérables, du moment qu'une importante partie finie par être jetée, au plus grand bonheur des éleveurs de volailles. La production céréalière, pour diverses raisons, est en baisse depuis 2009, date à laquelle, une récolte record de 61 millions de quintaux avait été enregistrée. Depuis, les moissonneuses batteuses ne consignent que des baisses nécessitant des apports extérieurs de cet aliment de base. La facture d'importation du blé (tendre et dur) est de 2,18 milliards usd, celle du maïs est de 700 millions de dollars US, et celle de l'orge est de 148 millions USD. Ces prix correspondent à une conjoncture où les prix des céréales avaient baissé sur les marchés de 9,6% en 2015, et de 39% par rapport aux prix pratiqués en 2011. Des dispositions ont été dernièrement prises dans le cadre de la réforme de l'économie nationale pour accélérer les investissements productifs. Dans ce cadre, nous venons d'apprendre que l'Office Algérien Interprofessionnel des Céréales (OAIC) va investir, pour la première fois dans la production locale de céréales, afin de participer à la stratégie nationale de réduction des importations. L'OAIC va demander l'acquisition de terres à Laghouat, à Tebessa, à Ghardaïa, et plus, au sud, dans la région d'Adrar, et ce pour mettre à contribution la nappe albienne, susceptible avec une irrigation constante par le goutte à goutte, d'atteindre les meilleurs rendements possible à l'hectare. Comme quoi, a tout malheur, quelque chose se révèle être bonne, puisque si tout va bien à l'horizon 2020, théoriquement, avec les investissements consentis à ce projet, et les spécialistes en agronomie qui veilleront au grain, l'Algérie pourra espérer, enfin, atteindre l'autosuffisance, et stopper les importations, notamment de blé dur. Des coopératives de céréales et légumes secs (CCLS), filiales de l'OAIC, seront intégrées, notamment, autour de la commercialisation d'intrants et de semences. Ainsi, que pour la mécanisation de la filière céréaliculture via des unités de motoculture. L'autosuffisance alimentaire est un enjeu capital en ce siècle où la mondialisation des économies n'a pas produit les effets escomptés, étant donné que seuls les pays les mieux armés en savoir-faire, ont pu tirer une bonne croissance.
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